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Histoire de Thionville et des villages alentours

Histoire de Thionville et des villages alentours

Numéro ISSN: 2492-2870 Histoire de la ville de Thionville et des villages alentours à partir de documents d'archives

Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 17ème siècle

Dans les articles précédents, nous avons vu les biens d’’un riche marchand thionvillois en 1709, puis ceux d’un tisserand d’Elange en 1763, nous allons pour clore cette trilogie voir les biens de Claude François Hue de Saint-Rémy lieutenant général civil et criminel du bailliage de Thionville.

 

Claude François Hue de Saint-Rémy est un des fils d’Hannibal Hue de Saint-Rémy [1] et de Barbe Chomnel. Il avait un frère Charles François Hue de Saint-Rémy, écuyer, seigneur de Gras. 

 

Contrairement à ce qu’affirme la biographie du parlement de Metz d’Emmanuel Michel, qui parle de deux frères, Charles François et François Claude et de deux autres personnages, Chrestien et un autre Claude François « Sans doute de la famille, mais dont nous ignorons le degré de parenté » , il n’y a qu’un seul Claude François  qui est bien le fils d’Hannibal Hue de Saint-Rémy et de Barbe Chomnel devenu à la suite de son père, lieutenant civil et criminel au bailliage de Thionville.[2]

 

François Claude Hue de Saint-Rémy, fils d’Hannibal, se maria à Metz le 22 janvier 1670 avec Marie-Thérèse de La Cour. Il avait 30 ans et son épouse 25 ans. Il reprit donc la charge de son père comme lieutenant civil et criminel de Thionville.

 

Le 4 octobre 1677, Marie-Thérèse de La Cour, épouse de François Claude Hue de Saint-Rémy, déclare que son mari étant pressé de rembourser des dettes qu’il avait faites avant leur mariage a exigé d’elle une procuration pour emprunter 100 pistolles afin d’acquitter ses dettes. Pour ce faire il a engagé 1600 livres tournois que lui devaient les jésuites de Metz et encore deux autres sommes de 500 francs barrois qui lui étaient dues par des particuliers de Toul.  Elle précise qu’elle a fait cela par pure complaisance envers son mari et qu’il l’avait assuré de l’indemniser sur ses biens propres.

Or, sa belle-mère, Barbe Chomnel [3] , a eu connaissance de cette transaction et a proposé de prêter la somme de 100 pistoles, mais en l’intégrant dans les biens acquis après le mariage, ce qui avait engendré une mésentente durable entre  eux, expliquant ainsi le fait que dans le testament et dans la suite des évènements il n’est plus fait mention des parents de François Claude Hue de Saint-Rémy.

 

Un autre document du 30 décembre 1678, confirme que l’entente  et la concorde n’était plus de mise au sein de la famille, puisque dans ce document, il est précisé que les sieurs Charles François Hue de Saint-Rémy, écuyer, seigneur de Gras et de Volkrange et François Claude Hue de Saint-Rémy, écuyer, lieutenant général civil et criminel au bailliage de Thionville ont décidé, afin de sortir de leurs difficultés et différents, de nommé le sieur Phellipes (Philippe), maréchal de camp des armées du roi et lieutenant de son gouvernement à Thionville, afin d’arbitrer et juger les différents entre eux et avec toutes les personnes qu’il jugera à propos de traiter. Ils promettent de trouver agréable, ferme et stable tout ce qui sera jugé par lui ou ceux qu’il aura nommé.

 

[1]  Hannibal Hue de Saint-Rémy était écuyer, seigneur de Gras ayant fait son droit, il fut reçu comme avocat au parlement de Metz où il eut de nombreuses affaires à traiter. Enfin après cette brillante carrière au parlement, il fut reçu, le 4 juin 1662, (acheta la charge) comme lieutenant civil et criminel au bailliage de Thionville qui venait d’être institué. Il décédera à Thionville le 6 septembre 1669..

[2] Mes articles sont écrits à partir de documents originaux qui ne laissent aucun doute sur ce sujet.

[3] A cette date son mari est décédé, elle décèdera à Metz (Saint-Sulpice) le 8 juin 1671

Pour ce faire le sieur Philippe, recevra une somme de 300 livres afin d’arbitrer pour eux tous les différents pouvant survenir

.

Les signatures des deux frères sont assez parlantes et marquent bien les différents qui existent au sein de la famille.

 

Charles François signe Hue de Gras marquant ainsi sont statut de seigneur au sens « féodal »  du terme.

 

François Claude signe Hue de Saint-Rémy, de par la charge qu’il a reprise de son père, il représente l’état royal et sa volonté de marginaliser en douceur les seigneurs hauts justiciers ou fonciers au profit des intendants. 

 

Le 7 avril 1679, François Claude Hue de Saint-Rémy et son épouse Marie-Thérèse de La Cour vont vendre au sieur Collignon, bourgeois de Metz et à son épouse Catherine Georges, un bien qu’ils ont encore au pays messin, précisément au village de Chassel [1]. En l’espèce, une métairie avec ses terres arables et non arables, le jardin et le potager, une chènevière [2] et 18 nouées de vignes avec en plus la moitié de la maison qu’il partage avec le sieur de Wauvamont le tout pour une somme non précisée.

 

Trois jours plus tard, soit le 10 avril,  tombé « violemment malade », il fait son testament qu’il enferme dans une cassette bordée d’or et qu’il met en sureté dans un bahut de son domicile de Thionville.  

 

[1] Villages de Chazelles adjoint en 1809 à celui de Scy pour donner la ville actuelle de Scy Chazelles

[2] Terrain ensemencé par du chènevis qui est la graine du chanvre.

Extrait du testament

Extrait du testament

Ce testament rédigé comme tous les testaments de l’époque, affirme que la mort est certaine mais que son heure est incertaine, donc par précaution de son âme et de ses biens, il rédige ses dernières volontés qui sont résumées ci-dessous :

 

Pour son âme, il se confie au seigneur Jésus Christ et à sa mère la bienheureuse vierge Marie ainsi qu’à ses bons anges gardiens que sont Saint-François et Saint-Claude.

Il demande que soit dites 25 messes basses par les révérends père Augustins et 10 en la chapelle du Rosaire et encore autant à Manom.

 

Pour son corps, il désire être inhumé dans l’église des pères Augustins de la ville.

 

Après son inhumation il veut que Jean Nicolas Bock, conseiller du roi et lieutenant particulier du bailliage de Thionville fasse faire un inventaire et une estimation de ses biens afin d’éviter à son épouse les formalités ordinaires.

 

Il veut aussi que l’on paie ses dettes et que le reste de ses biens demeurent à son épouse jusqu’à ce que ses enfants, tant celui qui est à Metz que celui qui est en nourrice à Thionville soient en étant d’être pourvu de leur part et sans que son épouse ne soit obligée de vendre des biens. A charge pour elle de nourrir ses enfants et de les entretenir dans la crainte de Dieu, elle restera leur mère et tutrice et en cette qualité, il lui donne tout pouvoir et autorité pour vendre sa  charge de lieutenant civil et criminel quant elle trouvera à propos de le faire de manière avantageuse pour elle et ses enfants.

Il précise  encore les ponts suivants :

 

 « Si mes enfants meurent avant mon épouse, leur mère sera la seule héritière à l’exclusion de toutes autres personnes. 

 

Si mes enfants survivent et se trouvent en état d’être pourvu de leur part de mes biens, elle les leur donnera conformément à l’inventaire qui en aura été fait.

 

Pour l’exécution de mon testament je fais entière confiance à mon épouse, à sa probité en vertu de l’amitié qu’elle m’a toujours témoignée. 

 

Fait à Thionville le 10 avril 1679, en mon poële où je suis tombé malade et où je suis alité. »

 

Signé : Hue de Saint-Rémy

 

Le 15 mai 1679, soit un mois et demi après être tombé malade, François Claude Hue de Saint-Rémy décède, muni des sacrements de l’église, en son domicile de Thionville, âgé de 39 ans ou environ.

Acte de décès de François Claude Hue de Saint-Rémy

Acte de décès de François Claude Hue de Saint-Rémy

Le même jour, le procureur du roi ayant connaissance du testament fait mettre les scellés sur le bahut qui contenait la cassette renfermant ledit testament.

 

 Le lendemain 16 mai 1679, François Claude Hue de Saint-Rémy est inhumé à 7h du soir dans la chapelle de notre Dame des pères Augustins..

 

Le lendemain de l’inhumation, le 17 mai 1679, les gens du bailliage vont à la maison du défunt pour ouvrir la cassette et prendre connaissance du testament.

 

Enfin le dernier jour du mois de mai 1679, vers les 3 heures de l’après midi,  Jean Nicolas  Bock, conseiller du roi et lieutenant particulier au bailliage, procède sur requête de la veuve Marie-Thérèse de La Cour, à l’inventaire et estimation des biens du défunt, comme stipulé dans le testament.

 

L’inventaire se fait en présence de deux marchands de la ville chargés de l’estimation des biens, il s’agit de Pierre Scharff et Nicolas de la Mothe.

 

Dans le prochain article nous verrons cet inventaire et estimation, dont l’énumération est trop longue pour être incluse ici.

 

Toutefois avant de clore cet article, j’aimerais vous relater ici un événement qui est intervenu le 15 novembre 1671. François Claude Hue de Saint-Rémy est alors jeune marié et encore novice dans sa charge de lieutenant civil et criminel au bailliage de Thionville.

 

«  Donc le 15 novembre 1671, après seulement 4 jours de maladie, décède à Thionville le bourgeois François Hanes. L’avocat du roi au bailliage, François Soucelier, se met dans l’idée que le bourgeois en question est mort empoisonné, aussi en l’absence à Thionville du procureur du roi, il donne requête à François Claude Hue de Saint-Rémy, lieutenant civil et criminel du bailliage, afin que le cadavre de François Hanes soit ouvert et comme il pense que l’empoisonneuse ne peut être que son épouse, Agnès Wintringer aidée de sa servante, il demande qu’elles soient arrêtées et faites prisonnières. François Claude Hue de Saint-Rémy fait exécuter la requête, la veuve et la servante sont arrêtées et l’enquête commence.

 

Seulement, on ne trouve aucun prétexte à l’empoisonnement, ni aucune preuve formelle. On ouvre le cadavre et les chirurgiens font un rapport à trois des plus grands médecins de Metz qui déclarent qu’il n’y a aucune preuve d’empoissonnement et donc que l’épouse et la servante n’ont pas commis ce crime.

 

Fort bien, seulement au lieu de libérer la veuve, le juge et l’avocat de connivence, font une demande de dommages et intérêts et le juge rend la sentence suivante :

Il ordonne que la veuve Hanes soit convoquée à la chambre du conseil pour y être fortement réprimandée  de n’avoir pas apporté assez de soins pour soulager son mari mort en 4 jours seulement. Il l’a condamne à 9 livres tournois d’amende et à donner 3 livres aux pères capucins pour qu’ils prient Dieu pour le repos de l’âme du défunt. Elle est condamnée au dépends envers le procureur du roi. Enfin on lui enjoint en cas de seconde noce d’apporter plus de soins à la conservation de son nouveau mari. Pour être complet, on interdit à quiconque de lui reprocher le décès de son ex-mari sous peine d’amende.

Mais voilà, la veuve fait appel de la sentence et les procureurs généraux concluent que s’il y a quelques absurdités dans la sentence, elles ne sont pas du fait de la plaignante mais du fait du juge qui l’a rendue. La cour va donc conclure que le procès a été mal requis, mal procédé, mal jugé, elle a donc cassé et annulé toutes les procédures et sentences, elle a déclaré l’emprisonnement de la veuve comme étant injurieux et déclaré que l’écrou sera rayé et qu’en conséquence l’avocat du roi nommera dans les trois jours le dénonciateur à l’origine de l’affaire et le condamne dès à présent à tous les dépends, dommages et intérêts. De plus François Claude Hue de Saint-Rémy, lieutenant civil et criminel au bailliage de Thionville sera assigné à comparaître en la cour  pour répondre aux conclusions que le procureur général entend prendre à son égard et dans cette attente, il le suspend de sa charge au bailliage. »

 

Signé par le premier président Ravot, le samedi 13 août 1672

 

Toutefois, François Claude Hue de Saint-Rémy, jeune lieutenant civil et criminel à Thionville n’a été dans cette affaire qu’un exécutant aux ordres, aussi après les remontrances on lui rendit sa liberté d’exercice.

 

Dans l’épisode suivant, nous verrons l’inventaire détaillé des biens de François Hue de Saint-Rémy et de son épouse Marie-Thérèse de La Cour, dont la maison est à Thionville.

Nous verrons l’estimations faite de ses biens par les deux prud’hommes, mais nous verrons aussi ce qu’il advint quelques mois plus tard de son épouse et de la charge de lieutenant civil et criminel au bailliage de Thionville.

 

A suivre…

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Publié le par Michel Persin

http://www.histoiredethionville.com/
2017/07/1763-thionville/elange-succession-de-nicolas-neis-tisserand-et-manoeuvrier.html

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Publié le par Persin Michel

Après avoir vu la succession d’un riche bourgeois de Thionville, marchand de son état, nous allons voir la succession d’un tisserand d’Elange, Nicolas Neisse.

Voici la vente de ses biens par la justice d’Elange :

L’an 1763, le 15 février à environ huit du matin à la requête de François Dubois, tailleur d’habit, demeurant à Elange, étant là en qualité de tuteur de l’enfant mineur du défunt. Martin Neis et Humber Neis, curateur dudit mineur et Jean Koque (Koch), sergent de la justice d’Elange.

Nous avons procédé à la vente de meubles et d’effets personnels provenant de la succession de Nicolas Neise [1], aïeul dudit mineur, au plus offrant et dernier enchérisseur à crédit jusqu’à la Saint-Martin, onzième novembre prochain, ainsi qu’il s’en suit :

NB: L’orthographe et la grammaire ne sont à priori pas le préoccupation du greffier de la justice d’Elange, aussi n’en tenez pas compte. La phonétique est à l’honneur dans la première partie du document !

 

[1] Marié à Catherine Koch, exerçait le métier de tisserand et de manouvrier quand le travail manquait.

Extrait de l'acte de justice

Extrait de l'acte de justice

  • Une table, avec ses quatre pieds, vendue à Jean Clément de Terville pour 20 sols
  • Cinq brebis vendues à Mathis Koche, manouvrier à Veimerange (Veymerange)  pour 30 livres, il a donné pour caution Jacques Koche demeurant à Veimerange.
  • A François Dubois tailleur d’habit a été vendu une mère de porque (truie) pour 18 livres.
  • A Jean Clément manouvrier à Terville a été vendu un kochant  d’lais (cochon de lait) pour 4 livres.
  • A François Dubois a été vendu un lit de plumes pour 6 livres.
  • A Jaque (Jacques) Koche (Koch) manouvrier à Veimerange a été vendu un traversin pour 5 livres et 1 sol.
  • A Catterin Hoche (Catherine Koch) veuve du deffunt (défunt) Nicolas Neise, ont été vendus un traversin et un autre traversin pour 15 livres 5 sols.
  • A François Dubois a été vendu un lit de plume pour 5 livres 10 sols.
  • A Catterin Koche (Catherine Koch) ont  été vendus un toit de lit et un bois de lit avec ses ridots (rideaux) pour 5 livres et 1 sol.
  • A Pïerre Cune de Guentrange a été vendue un couvert de lain (couverture de laine) pour 24 sols.
  • A Jean Wagener de Bivange (Beuvange) a été vendu un nabit (Habit) de toile pour 4 livres et 11 sols.
  • A Christian Neise, jeune garçon, a été vendue une pére (paire) de bas noire pour 18 sols.
  • A Jean Wagener a été vendue une paire de gette de tridaine (guêtre) pour 7 sols.
  • A Nicolas Probst, laboureur de Wolkrange a été vendue une paire de soullier (soulier) pour 34 sols.
  • A Jean Brouche, manouvrier d’Elange, a été vendu un schodron (chaudron) de fer de font (de fonte) pour 4 livres et 6 sols.
  • A Nicolas Welfe ont été vendues 7 onces de Paris de tridaine [1] pour 18 livres et 10 sols.
  • A Pierre Cune ont été vendues 2 plote (pelotes) de fils avec une bobine de laine pour 8 sols.
  • A Thomas Benedic, garde survaillian de la schapel de Saint-François (garde surveillant de la chapelle) a été vendue une nape (nape) pour 35 soils.
  • A Jean Lideleiner de Bivange (Beuvange) ont été vendues 2 naps  (nappes) pour 51 sols.
  • A Thomas Bénédic ont été vendues 3 serviet (serviettes) pour 27 sols
  • A François Dubois a été vendu un tulle de traversin pour 2 sols et une paire de dras (draps) de toile détoub (étoupe) [2]pour 5 livres 13 sols.
  • A Thomas Bénédic a été vendu un toit de lit pour 7 livres.
  • A Catterin Koche (Cayherine Koch) a été vendu une paire de dras (draps) de toile pour 5 livres et un tuil de toile de schanvre (chanvre) pour 6 livres .
  • A Humber Neise d’Elange a été vendu un vieux toit de lit pour 21 sols.
  • A Pierre Cune a été vendu un dras (draps) pour 2 livres et 2 sols.
  • A Thomas Bénédic a été vendu une paire de dras (draps) de toile de schanvre (chanvre) pour 7 livres 13 sols, il a donné pour caution Jean Genes d’Elange pour tout ces articles.
  • A la femme de Nicolas Wolf d’Elange a été vendu une paire de vieux dras (draps) pour 3 livres 4 sols et à Jean  Adelainer (le même que Lideliener déjà cité) de Bivange (Beuvange) a été vendu une paire de vielles chemises pour 2 livres 1 sol.
 

[1] Etoffe grossière faite de toile et de coton.

[2] L’étoupe est un tissu non tissé dérivé ou restant de la filature du chanvre. L’once est une unité de poids.

  • A Brice Bertrant de la bas Guentrange (Basse Guentrange) a été vendu une serpe et une petite hachette et un schapot (chapeau) d’homme le tout pour 46 sols.
  • A Antoine Verlain d’Elange a été vendu 2 vieilles faux, 2 martots (marteaux) et une pier (pierre à auiguiser) pour 22 sols.
  • A Nicolas Schiltz de la cense d’Haufhausse (Daubhaus = ferme du colombier)  a été vendu un petit schodron (chaudron) de fer de font pour 37 sols.
  • A Jean Clément de Terville a été vendu une pelle à fri (poëlle à frire) et une pince pour 2 livres 3 sols.
  • A Jean Brouche d’Elange a été vendu une paire de schenettz (chenets) pour 2 livres 1 sol.
  • A François Dubois a été vendu une paire de petits chenés (chenets) pour 20 sols.
  • A Nicolas Koche a été vendu un  équimoire (écumoire) et une cuillère à pot de fer pour 40 sols.
  • A François Dubois a été vendu 9 cuillier (cuillières) d’étin (étain) pour 19 sols.
  • A François Dubois a été vendu 13 fourchettes de fer pour 18 sols.
  • A Catterin Koche (Catherine Koch la veuve) a été vendu une schaisse (chaise) pour 6 sols.

 

  • A Jean Clément a été vendu un paset (une passette) de fer pour 7 sols.
  • A la femme de Damien Schweitzer d’Elange a été vendu un menut schodron de cuivre (petit chaudron) pour 4 livres 5 sols.
  • A Jean Brouche d’Elange a été vendu une pelle de bois pour 6 sols et6 deniers.
  • A François Dubois a été vendu § corbeilles pour 24 sols.
  • A la femme de Glode (Claude) Schweitzer un rouet pour 9 sols 6 deniers.
  • A ka fille de François Thièbaux (Thiebault) d’Elange  a été vendu une taque de four pour 57 sols.
  • A Humber Neise d’Elange a été vendu une carafe d’étin (étain) pour 15 sols.
  • A Jaque Koche (Jacques Koch) de Veimerange a été vendu une écuel de faienc (écuelle de faïence) pour 16 sols.
  • A la femme de Damein Schweitzer a été vendu une écuel et une petit cuillier d’étain (écuelle et cuillière d’étain qui là est bien orthographié)  pour 2 livres.
  • A Humber Neiss de Bivange (Beuvange) a été vendu 5 pots de pierre pour 26 sols.
  • A la fille de François Thibaux d’Elange a été vendu 3 assiet (assiettes) de France pour 12 sols..
  • A Glode (Claude) Schweitzer a été vendu un pot de terre pour 1 sol et 6 deniers.
  • A Humber Neis de Bivange (Beuvange) a été vendu 2 petits pots de pier (pierre) pour 7 sols et 6 deniers 
  • A Mayhis Koche (Koch) de Veimerange a été vendu un pot de fer de font pour 3à sols.
  • A Nicolas Schiltz a été vendu 2 assiet (assiettes) de terre pour 4 sols 6 deniers.
  • A Cattrin Koche  (Catherine Koch) a été vendu un pot de fer de font (fonte) , un gamel (gamelle) de terre et la lampe pour 19 sols.
  • A Cattrin Koche (Catherine Koch la veuve) a été vendu la lanterne pour 2 sols. Et la chaine du puits et un saq (sac) pour 12 sols.
  • A François Dubois a été vendu une fourche de ferre (fer) et le bichet pour 1 livre et 3 sols.
  • A Jean Brouck a été vendu 2 paniers pour 7 sols

Suivent quelques ustensiles de cuisine de terre et de fer acheté pour quelques sols.

(A partir de cette page le rédacteur a changé et l’orthographe également)

 

  • A François Dubois a été vendue une armoire de bois de chaine (chêne) pour 26 livres 3 sols.
  • A Catherine Koch a été vendu un vieux coffre pour 20 sols.
  • A Humber Neise de Beuvange a été vendu un fourneau de fonte pour 12 livres.
  • A François Dubois a été vendu un petit coffre pour 10 sols.
  • A Nicolas Koch ont été vendus une may (maie) à farine et un tour à filler pour 5livres 5 sols.
  • A Nicolas Wolf a été vendu un masque de fil d’archet (pour les abeilles) pour 12 sols.
  • A Dominique Neise a été vendu un petit coffre pour 7 sols.
  • A François Dubois a été vendue une may (maie) pour 8 sols.
  • A Catherine Koch a été vendues 2 taies d’oreiller pour 43 sols.
  • A jean Diliner de Beuvange a été vendue une paire de chemises d’homme pour 16 sols comme à Pierre Cune de la basse Guentrange aussi 2 chemises d’homme pour 2 livres et 10 sols.
  • A Jean George de la basse Guentrange a été vendus un cullot de toile et un gilet de tridaine et une camisole pour 3 livres et 1 sol et un habit de tridaine pour 2 livres et 6 sols.
  • A Humber Neis de Beuvange ont été vendus une camisole noire pour 5 sols  et toute la paille et tout le bois pour 10  livres .
  • A Humber Neis de Beuvange  a été vendu un bichet de pois blancs pour 37 sols.
  • A Catherine Koch (la veuve) un bichet de seigle pour 1 livre.
On remarquera la signature du sergent, Jean Koch, qui signe « Couq » alors que Dominique Neise  , maitrise parfaitement l’écriture et l’orthographe de son nom.

On remarquera la signature du sergent, Jean Koch, qui signe « Couq » alors que Dominique Neise , maitrise parfaitement l’écriture et l’orthographe de son nom.

Voilà la liste pratiquement exhaustive des biens du défunt Nicolas Neis d’Elange qui ont été vendu le 15 février 1763 dans la maison qu’il occupait au village. Cette maison ne lui appartenait pas, il en était locataire, souvent ces maisons appartenaient à de riches bourgeois, des marchands de Thionville comme l’était Jean Degoix (voir l’article précédent) qui louait des biens à Volkrange

La vente de ses biens a rapporté environ 130 livres à comparer aux milliers de livres de Jean Degoix. Les tisserands étaient nombreux dans nos villages, où ils exerçaient leur métier à leur domicile, au gré des demandes, louant leurs bras aux fermiers des villages quand ils n’avaient pas de commandes .Pour leur subsistance, ils avaient en général une basse cour et quelques  animaux, comme on le voit ici, dans la vente d’une truie et de ses petits ainsi que de quelques brebis.

 

Nous remarquerons que la vente se fait à l’initiative de François Dubois qui est tailleur d’habit, donc un des commanditaire de Nicolas Neisse qui était son fournisseur en tant que tisserand, il était de plus, le tuteur de son enfant mineur et la vente devait servir à assurer l’avenir de cet enfant. On remarquera aussi que la mère, Catherine Koch est considérée comme une personne étrangère à la famille, elle achète même plusieurs des biens en vente, bien qu’elle avait pourtant utilisé lors de sa vie commune avec le défunt, comme une lampe, la chaine du puits et son sceau, des draps et autres petites choses, cette façon de procéder était liée au respect de la coutume de Thionville.

 

Les acheteurs sont peu nombreux, ils se limitent à quelques personnes d’Elange, de Veymernage, de Beuvange, de Guentrange, de Terville et une personne de Thionville.

 

On retrouve des membres de la famille Neis ou Neisse dans tous les villages autour de Thionville où ils s’allièrent avec de nombreuses familles comme les « Koch » ou les « Schweitzer ».

 

Dominique Neisse qui signe ce document de la justice d’Elange, en était le maire depuis 1749, laboureur, allié à la famille Vonner,  il avait déjà acquis un ensemble de biens assez conséquent au village.

 

La croix de chemin située entre Elange et Veymerange près de la ferme du Colombier avait été érigée par Jean Neice en 1681 [1]. En 1722, un certain Jean Neis est déjà tisserand à Elange et au 19ème siècle, les premiers instituteurs des villages alentours, Terville et Veymerange,  étaient issus de cette grande famille.

 

Le mois prochain nous verrons l’inventaire des biens d’un noble, seigneur de plusieurs villages qui avait une de ses maisons à Thionville.

 

[1] Voir sur toutes ces croix et bildstocks mon ouvrage « Patrimoine – Croix et soldats » archives communales de Thionville.

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Publié le par Michel Persin

http://www.histoiredethionville.com/
2017/07/1709-thionville-testament-et-inventaire-des-biens-d-un-riche-marchand-de-la-ville.html


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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 18ème siècle

Dans mes deux articles de mai et juin, sur le couvent des clarisses et sa chapelle, aujourd’hui mairie et salle des mariages, je vous avais dit que nous allions reparler prochainement de ce couvent, mais il me manque encore quelques documents pour avoir une vision plus claire de son histoire, des recherches sont en cours.

Je vais donc regarder avec vous le testament d’un riche marchand thionvillois du début du 18ème siècle et nous verrons ensuite l’inventaire après décès qui a été fait de sa maison.

La famille Degoix était alliée à la famille Delhaye étudiée dans mon dernier ouvrage sur la chapelle des lépreux de Thionville Saint-François [1].

Jean Degoix était né vers 1650, marié à Françoise Col qui été née vers 1655.

Françoise Col est décédée avant 1709, année du décès de Jean Degoix, alors âgé d’environ 59 ans. Ils ont eu trois filles, l’aînée Christine, née vers 1685 et mariée à Pierre Jacques Petelot puis Marie Catherine, mariée en 1713 avec Nicolas Conset (Conseil) ainsi qu’une autre fille plus jeune. En 1703, le couple avait eu un garçon prénommé Jean décédé en bas âge.

 

Voici son testament :

 

« Par devant nous, notaires royaux établis à Thionville et y résidant, soussignés fut présent en personne, Jean Degoix, marchand bourgeois de cette ville, gisant au lit de maladie dans sa cuisine. Il est sain d’esprit et d’entendement ainsi qu’il est apparu aux notaires et aux témoins ci-après nommés, dignes de foi.

 Appelé, il a dit que considérant la certitude de la mort et l’incertitude de sa vie et pour ne pas être pris au dépourvu avant d’avoir ordonné ses dernières volontés, il avait fait son testament et dicté ses dernières volontés ainsi qu’il suit :

A savoir qu’il demande très humblement pardon de toutes ses pensées à Dieu, son créateur par les mérites infinis de notre seigneur Jésus Christ, par l’intercession de la bienheureuse vierge Marie, mère de Dieu et celle de son ange gardien, de son patron et de tous les saints du paradis. Il demande pardon aussi de bon cœur à ceux qu’il aurait put offenser.

Il demande à être enterré dans l’église paroissiale de cette ville, dans le tombeau de sa femme et que ses obsèques et funérailles soient faites ainsi qu’il lui sied.

Il veut qu’il soit distribué aux pauvres pour prier Dieu, le jour de son enterrement, une maldre de blé et qu’outre les messes dites dans la paroisse, il soit encore dit incessamment après son décès par les révérends pères capucins de cette ville, cent messes de requiem pour le salut de son âme à raison de quoi, il lègue audits révérends pères capucins, la somme de trente sept (37) livres et dix sols tournois qu’il veut  délivrer à leur syndic sans aucune relance.

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[1] « Histoire de l’ancienne chapelle des lépreux »  paru au 1er trimestre 2017.

Il déclare qu’il a appris des habitants de Beuvange-sous-Saint-Michel, paroisse de Volkrange qu’ils avaient le dessein de faire rétablir la chapelle [1] en ruine audit lieu et voulant contribuer au rétablissement de ladite chapelle, il veut et ordonne que lors du rétablissement de la chapelle, ses héritiers abandonnent pour y souscrire certains engagements ou ventes à facultés de rachat à lui fait par Jean Baué d’un pré au même lieu de Beuvange pour soixante (60) livres tournois

 

Jean Degoix a encore deux filles mineures et à cause de leur bas âge, il lègue et leur fait don de six cent livres tournois pour les deux pour leur entretien, éducation et habillement durant leur minorité.

 

Il déclare en outre qu’il a payé pour dot, habillement de sa fille aînée la somme de onze cent vingt cinq (1125) livres tournois y compris l’achat et la réception des métiers de marchand à Jacques Petelot, son gendre et dont il a quittance qui se trouve dans ses papiers.

 

Il veut et ordonne que chacune de ses filles mineures reçoivent pareille somme de onze cent vingt cinq (1125) livres tournois pour dot.

 

Il déclare que pour le mariage de sa fille aînée, outre la dot de onze cent vingt cinq livres tournois, il a aussi donné une croix en or et deux bagues et une chaîne d’argent et que pour égaliser avec elle, ses deux filles mineures, il leur est destiné les deux croix d’or, les quatre bagues d’or et deux chaînes d’argent qu’il a achetées pour elles.

 

Il veut, entend et ordonne que sa fille aînée et son gendre ne puissent interférer, ni contredire ses dernières volontés exprimées dans les présentes.

 

Présentes qui constituent son testament et dernières volontés, exprimées et fait en la cuisine dudit Jean Degoix, testateur, en présence du sieur Pierre Petner, marchand bourgeois de Thionville et de Noël Glaudy, maître sellier, bourgeois de Thionville, témoins dignes de foi et personnellement requis et appelés de la part du testateur, ce jourd’hui vingt sixième jour du mois de février, l’an mille sept cent neuf, à trois heures de relevée.

 

PS : Suite à un arrangement de dernière minute sur la destination des croix et bagues d’or entre les fille mineures, mais qui ne remet pas en cause le testament.

 

[1] Le dernier chapitre de mon ouvrage « Histoire de l’ancienne chapelle des lépreux » évoque aussi l’histoire de cette chapelle du mont Saint-Michel

 

Signatures de Jean Degoix et des témoins

Signatures de Jean Degoix et des témoins

Ce testament permet à Jean Degoix de partager entre ses filles plus de quatre mille livres [1] tournois, en comprenant la dot de sa fille aînée mariée un an auparavant.

 

Nous allons voir maintenant l’inventaire après décès de Jean Degoix dont le décès est intervenu entre la mi-mars et la mi-avril 1709.

 

Inventaire des effets de Jean Degoix du 24 avril 1709

 

Inventaire fait par nous, Etienne Heu de Saint-Rémy, écuyer, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel, conseiller aux inventaires du bailliage du siège royal de Thionville, à la requête de Pierre Jacques Petelot au nom et comme tuteur des enfants mineurs du défunt Jean Degoix, vivant, marchand bourgeois de cette ville. Inventaire de tous les meubles, effets et papiers de la famille du défunt Jean Degoix en exécution de notre ordonnance de ce jour.

 

Lequel inventaire nous avons fait rédiger par Alexandre Joseph Bailler , notaire et greffier aux inventaires, avec Pierre Jacques Petelot mari de Christine Degoix, le procureur du roi et son adjoint.

 

Du mercredi 24 avril :

 

Premièrement nous sommes montés dans une chambre haute qui prend jour dans la grande rue et dans la rue de derrière  [2]où nous avons trouvé les effets suivants :

 

  • Six (6) fauteuils en bois de noyer usés,  garnis de toile et de bourre .
  • Un vieux bois de lit garni de cinq (5) rideaux de serge verte, bordés d’un galon de fil écru, le tout en falbala avec ses tringles.
  • Un matelas avec palliasse avec leur courtille à rayures bleues et blanches, un peu usagé et une courte pointe de toile teintée.
  • Une armoire en bois de noyer à quatre battants et demi, fermant à deux serrures dans  laquelle se trouve :

                     Treize draps en toile

                       Trois draps d’étoupe

                       Douze chemises de toile de chanvre assez usées

                       Quatre autres chemises en toile fort vieilles

                       Un cendrier

                       Trois douzaines de serviettes de toile de chanvre, rappées

                       Une autre douzaine de serviettes de chanvre

                       Une douzaine de nappes de toile de chanvre de bon usage

                       Deux douzaine de serviettes, nappes en toile de lin.

                       Une taie d’oreiller tant petit que grand toile de chanvre.

                       Quatre taies de toile de lin  et de chanvre

                       Une culotte de toile avec une chemise de toile de chanvre

                       Deux tabliers de cuisine en toile d’étoupe

                       Cinq cravates de toile de cloitre

 

[1] C’est une somme importante pour l’époque.

[2] la maison se trouve donc dans rue principale de Thionville, actuelle rue Paris et la chambre a une ou des fenêtres donnant sur les rues de part et d’autre de la maison ;

Au chapitre des étains :

 

Des quarts en étains, des pots, plats et assiettes en étain à la fleurs de lys pour cinquante six livres.

 

Au chapitre de la cuisine :

 

Une vieille balance de cuisine

Un grand nombre de pots, bassinoires, poilons, tourtières en cuivre,  casseroles,                     bassin à eau, mortier, chandeliers, tant en fer, étain et cuivre rouge, hachoir,           chenets…

 Dans la  cuisine existe aussi un accouchoir [1] avec une paillasse, un matelas de       laine  et de crin garni de chanvre, des oreillers.

 

Dans cette cuisine se trouve une armoire fixée dans la muraille et dans laquelle on a trouvé :

 

Cent quarante deux livres, neuf sols en pièces de monnaies

 

Au chapitre de la cave :

 

            Seize briques de savon

            Dix cordes

            Douze brassées de grosses cordes

            Quatre vingt cinq livres de chandelles

            Dix huit fromages de Géromé

            Trois gros fromage de Hollande entier

            Un demi fromage de Gruyère

            Vingt brassée de petites cordes

            Sept manches de bêche

            Dix entonnoirs de fer blanc et un entonnoir de bois

            Un vieux coffre en bois de chêne

            Une écuelle de poix blanche

            Un baril de poix noire [2]

 

La cave semble contenir une partie des objets liés au commerce de Jean Degoix comme nous allons le voir dans l’inventaire de la boutique.

 

Au chapitre de la boutique : (Quelques éléments parmi des centaines)

 

            Huit livres et demie de ficelle, tant grosse que petite

            Sept livres de corde

            Trente sept paille de fer battu

            Quarante quatre simples gobelets de verre à boire de la bière

            Six cuillères à pot et trois écumoires

            Sept petits poilons et huit autres plus grands

            Quatre grands couvercles de pot

            Cinq faux à faucher

 

[1] On trouve dans cette cuisine le lit où était couché, Jean Degoix le jour où il a fait son testament.

[2] Poix blanche, matière jaunâtre ou blanchâtre produite par le pin et le sapin. Poix noire, obtenue par combustion lente de débris résineux. Servait à coller ou à calfater.

            Six enclumes de faux avec les marteaux

            Vingt cinq anneaux de sceau

            Vingt trois cadenas tant gros que petits

            Vingt et une étrilles

            Quatre clochettes

            Quatre vingt quinze boucles de fer

            Douze cent clous

            Quatorze mille semences de clous

            Cinq cent clous de talons

            Cinq mille broquettes

            Trois mille trois cent cinquante clous rondelest, beaucoup d’autres clous de siège

            Trente six livres de colle de menuisier

            Dix neuf livres de catéchisme

            Six douzaines de couteaux de boucher et treize couteaux de table

            Quarante cinq peignes de corne

            Quatorze petits forets

            Vingt trois pièces de pistolet

            Six livres de moutarde

            Trois livres de gingembre`

            Quatre vingt alènes de cordonnier

            Sept livres de poivre

`           Sept livres de fromage de Hollande

            Deux douzaines de pipes en bois

            Neuf livres de souffre

            Six livres de poudre à poudrer

            Vingt cinq muscades et une once de fleur de muscade

            Dix livres de riz

            Trois onces [1] de clous de girofle

            Vingt deux douzaines de boutons

            Cinquante cinq cahiers de papier

            De nombreux fils de Flandres

            Quarante cinq lacets de toutes les couleurs

            Quinze milliers d’épingles tant grosses que petites

            Deux couteaux à manche de cerf

 

            Et encore des dizaines et des dizaines d’articles différents….

 

Les marchandises sont estimées à 950 livres tournois soit le prix d’une petite maison.

 

Cet inventaire à la Prévert, nous donne à penser que Jean Degoix, qualifié de marchand, tenait en réalité un magasin de type droguerie, vendant un assortiment de produits très diversifiés allant des clous à la moutarde. Il avait ainsi une clientèle importante, tant chez les particuliers que les professionnels, autres artisans et marchands de la ville.

On remarquera aussi que de nombreux produits sont importés d’autres pays ou provinces, en particulier le fromage de Hollande et des Vosges ainsi que des épices plus exotiques comme le gingembre, la muscade et les clous de girofle.

 

Enfin, après la visite et l’inventaire de la boutique, nous en venons maintenant à l’inventaire des différents papiers conservés par Jean Degoix.

 

[1] Une once correspond à environ à un poids compris entre 25 et 35 g

Ils sont, là aussi, très nombreux et je ne citerai que les plus importants en terme d’avoir.

 Nous verrons en particulier que Jean Degoix avait des intérêts fonciers et immobiliers assez importants dans les villages de Beuvange-sous-Saint-Michel, Volkrange et Morlange ce qui explique son intérêt pour la réparation de la chapelle du mont Saint-Michel de Beuvange.

 

Au chapitre des papiers : (Réalisé le 27 avril 1709)

 

            Une liasse de papiers concernant le partage des biens, immeubles de la succession        de Jean Henry  Schmit, prêtre habitué en cette ville, Bernard Frisch maître boucher,          bourgeois de cette ville à cause de Madeleine Schmit sa femme et autres consors          dénommés audit partage entre ledit Jean Degoix comme tuteur des enfants mineurs     de Françoise Collin et au droit de Françoise Col sa femme.

 

NB: Ces familles : Schmit, Frisch, Collin et Col sont alliées et impliquées dans l’histoire de la chapelle des lépreux qui se trouve à Saint-François (Voir mon ouvrage sur le sujet)

 

            Un bail d’une chambre et d’un cabinet laissés à Jean Cademy par Jean Niclo,         huissier de police, portant somme de trente livres de loyer. Ledit loyer cédé à      Jean Degoix pour quatre années.

 

            Un cran de chaptel [1] par Jean Degoix à Mathis Probst de Metzange pour une         somme de trente écus en date du 28 novembre 1703, et un autre à Nicolas Jacob de            Beuvange pour vingt écus au 24 septembre 1707.

 

            Une promesse consentie par Jean Hagen, laboureur demeurant à la cense de        Daushaus [2]  pour trente huit livres en date de 1708 .

            Une obligation consentie par ledit Hagen au profit de Jean Degoix en date de        l’année 1705 pour une somme de soixante seize écus blancs.

 

            Une quittance sous seing privé donné par Jean Degoix le 25 février 1703 d’une   somme de vingt et un écus à la décharge de Didier Baué de Beuvange.

 

            Une constitution consentie par Diimanche Schweitzer de Metzange au profit de    Jean Degoix pour un principal de trois cents livres en date de 1706.

 

            Une obligation consentie par Jean Baué de Beuvange portant une somme de trois            cents livres en date de 1705.

 

            Une obligation faite au profit de Jean Degoix portant une somme de trois cents     livres par Pierre Allerborn de Thionville en date de 1709. Ladite obligation       portant intérêts au denier dix huit au profit de Marie Catherine Degoix, fille mineure, et à elle léguée par son père Jean Degoix.

 

            Il avait aussi à bail une métairie à Volkrange pour neuf cents livres de loyer

 

[1] Cela correspond à un bail à cheptel, un troupeau de bêtes est donné à garder et à prospérer à une personne qui doit en partager les bénéfices au bout de l’an.

[2] Actuellement la ferme du Colombier entre Veymerange et Elange

Dans ces papiers fut retrouvée la quittance faite par Pierre Jacques Petelot son gendre pour la dot du mariage avec sa fille aînée Christine, le festin, le linge et l’habillement.

 

Retrouvé également un billet, signé par Jean Degoix le 12 mars 1709, par lequel, il fait le partage de son argenterie et bijoux entre les trois enfants et par lequel il apparaît que les parts des deux filles mineures sont entre les mains de Jean Fischbach [1], laboureur d’Elange et de sa femme.

 

Une quittance donnée par le greffier de police portant la somme de neuf livres payées pour les droits de métier pour son gendre Pierre Jacques Petelot.

 

Enfin une liasse de vieux papiers en parchemin concernant sa maison de Thionville située dans la grande rue entre celle de Nicolas Herga et celle des héritiers Latouche avec un autre appartement situé derrière la maison dudit Louis Lamiotte.

 

Un registre journalier contenant quarante huit articles concernant les débiteurs qui n’avaient pas payé les marchandises.

 

Je pourrais continuer comme cela sur plusieurs pages,  mais je vais vous épargner cette litanie de reconnaissances de dettes, de constitutions, d’obligations diverses toutes au profit du défunt Jean Degoix.

 

Le montant total des avoirs représentés par l’ensemble de ces documents se monte à plusieurs milliers de livres tournois

 

Les débiteurs sont de Thionville et des villages alentours  (extrait)

 

            Cademy et Niclo de Thionville

            Mathis Probst de Metzange

            Nicolas Jacob de Beuvange

            Jean Hagen du colombier

            Didier et Jean Baué de Beuvange

            Pierre Allerborn de Thionville

            Agnès Klopstein et son mari Robert Delapierre de Thionville

            Léonard Mathis de Fontoy

            Noël Claude de Thionville

            Barthélémy meunier à Morlange

            Louis Pichier de Thionville

            Pierre Clocqui de Morlange

            Jean Baué le jeune de maison rouge

            Le meunier d’Immeldange et Mathis Veinant de la Haute-yutz

            Martin Monnelle

            Bodard de Thionville

            Jean Michel Scharff, avocat à Thionville

            Nicolas Koch d’Elange

            Nicolas Fischbach d’Elange

            Et tant d’autres…..

           


[1] C’est lui qui donnera le verger où fut construite la chapelle d’Elange en 1726.

Nous voyons aussi que dès 1699, Jean Degoix avait acheté des biens importants à Morlange, Beuvange et Volkrange. Nous sommes là quelques dizaines d’années après la fin de guerre de Trente ans et du dernier siège de Thionville en 1643.  Les villages alentours ont payé un lourd tribu et beaucoup ont très peu d’habitants, les terres sont laissées à l’abandon depuis des années et n’ont plus guère de valeur, aussi quelques marchands de Thionville, qui profitent de la reprise économique [1] et retrouvent des liquidités, les investissent dans l’achat de terres, métairies et troupeaux dans ces villages proches de la ville.

 

Enfin comme beaucoup de bourgeois de Thionville, Jean Degoix se devait de loger un officier de la garnison. Dans la chambre occupée par cet officier, on a recensé, un vieux châlit de bois de chêne, une palliasse ou matelas avec des draps, oreillers et couvertures de toile, le tout usagé.. Il y avait aussi un plat en étain, une table en sapin, un grand chaudron et des chenets.

 

Nous savons que sa fille aînée, Christine, mariée avec Pierre Jacques Petelot fit souche à Thionville comme sa seconde fille Marie Catherine, mariée avec Nicolas Conset ou Conseil. Elles avaient toutes les deux épousé des marchands de la ville, quant à sa plus jeune fille, nous n’avons cherché plus d’informations. Contrairement à d’autres inventaires après décès, il ne figure pas de reconnaissance de dettes envers des tiers, ce qui n’est pas courant à l’époque, preuve de la bonne et saine gestion faite par Jean Degoix.

 

Voilà donc en ce début de 18ème siècle, ce que possédait un riche marchand, bourgeois de Thionville, ce qu’il léguait à ses enfants. On peut le dire, c’était là un patrimoine assez élevé, nous verrons dans les articles à venir, le patrimoine laissé par un manouvrier d’Elange et ensuite par un officier de la noblesse, seigneur de plusieurs villages alentours. 

 

Comparaison n’est pas raison, on le dit, mais à n’en pas douter, ces comparaisons nous donneront une idée assez juste de l’état de cette société  thionvilloise au début du siècle des lumières.

 

[1] Reprise favorisée par la présence française, la fin des hostilités, la pacification du pays et des voies commerciales. Aussi par l’appétit de vie des habitants sortant d’une longue période troublée, voir dévastatrice.

Dans ce document de juillet 1723, on voit que Nicolas Confes et Marie Catherine Degoix continuent à mettre à bail au sieur Baué, la métairie de Beuvange,  héritée de Jean Degoix.

Dans ce document de juillet 1723, on voit que Nicolas Confes et Marie Catherine Degoix continuent à mettre à bail au sieur Baué, la métairie de Beuvange, héritée de Jean Degoix.

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Publié le par Michel Persin

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Publié le par Michel Persin
Publié dans : #Thionville 21ème siècle
2017 - Thionville - "Histoire de l'ancienne chapelle des lépreux"

Sortie le 4 mai, le livre est maintenant en vente depuis 2 mois est le tirage est pratiquement épuisé.

Merci à toux ceux qui n'ont encouragé et dont les remarques vont me permettre d'apporter quelques améliorations aux ouvrages qui vont suivre.

 

Dans mes livres qui résultent de recherches poussées dans des documents d'archives originaux, je mets le maximum de renseignements, afin que d'autres passionnés puissent y trouver des informations précises.

 

J'y évoque souvent des sujets connexes au sujet principal, ainsi dans l'histoire de la chapelle des lépreux, je présente avec précision:

 

La vérification des poids et mesures à Thionville

La tombe de François Leclerc, dernier propriétaire de la chapelle

La porte armoriée de la rue de Jemmapes

et bien d'autres sujets....

 

Je mets également tous les noms de familles trouvés dans les documents, car c'est une mine d'informations pour les nombreuses personnes qui font des recherches généalogiques.

 

A contrario, les lecteurs qui ne cherchent qu'une histoire générale du sujet traité sont parfois gênés par un grand nombre d'informations qui ne les intéressent pas forcément.

 

Dans mes prochains ouvrages, je garderai les notes de bas de pages qui sont là pour apporter des précisions sur un mot, un contexte. On peut ne pas y prêter attention, ne pas les lire, cela ne nuit pas à la compréhension de l'histoire.

 

Par contre, les sujets connexes seront renvoyés en fin d'ouvrage dans un chapitre spécial, où les passionnés pourront dénicher les informations dont ils sont friands, sans que cela n'interfère avec le sujet principal.

 

La chapelle Saint-François de Thionville
Solarisation d'une photo de la chapelle

 

Pour en revenir à l'ouvrage, il ne reste dans les différents points de vente qu'une vingtaine d'exemplaires avant l'épuisement complet du tirage.

 

Aussi, si vous partez en vacances, emportez avec vous un peu de votre ville en mettant dans vos bagages, les 200 pages de l'histoire de cette chapelle des lépreux.

Si pendant vos vacances, vous restez à Thionville, plongez-vous dans le passé de cette chapelle et de son histoire.

 

Les 16 et 17 septembre 2017, auront lieu les Journées du Patrimoine, la chapelle des lépreux de la ville et son homologue de Thionville-Beuvange, font partie intégrante du patrimoine de la ville, avec ce livre vous garderez une histoire de ce patrimoine, pour vous, vos enfants et les générations suivantes. N'attendez pas, septembre, le tirage sera épuisé !

 

Où trouver le livre:

 

A Thionville:

 

Espace Culturel Leclerc au centre commercial des Capucins

Aux archives communales - 38, rue du vieux collège 

A l'office de tourisme - place Anne Grommerch (Nouveau point de vente)

 

A Terville:

 

Au Cultura, ZAC du Linkling 3, rayon "régionalisme"

 

Un nouveau point de vente à Thionville:

L'office de tourisme, place Anne Grommerch  (place du marché).

L'office de tourisme de la ville

L'office de tourisme de la ville

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Publié le par Michel Persin

http://www.histoiredethionville.com/
2017/06/1734-thionville-la-metairie-de-marienthal-en-peril.html

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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 18ème siècle
Sceau ordinaire du couvent de Marienthal au Luxembourg

Sceau ordinaire du couvent de Marienthal au Luxembourg

En février 2014, j’avais sur mon blog www.histooiredethionville.com, initié une série d’articles sur l’histoire de la ferme de Marienthal à Thionville-Guentrange. [1]

 

Pour plus d’explication,s reportez vous à cette série d’articles sur le sujet toujours disponible sur le blog : www.histoiredethionville.com

Une fois sur le blog, taper dans la zone RECHERCHE : Val Marie et vous trouverez tous les articles parus sur le sujet.

Vous pouvez aussi consulter le « Miscellanées 2013-2014 » aux archives municipales.

 

 

 

[1] On retrouve ces articles dans le « Miscellanées 2013/2014 » consultables aux archives municipales et bien entendu sur mon blog.

Dans l’avant dernier article de la série, nous voyons que Balthazar Schweitzer, fils de Rémy Schweitzer, ayant repris la ferme [1]de « Marienthal-Vonnerhof » après son père, a des difficultés financières. Il contacte un emprunt en 1719 auprès du juif Lazard Limbourg, il est étranglé par ses dettes et en 1717, les Dames du couvent de Marienthal veulent le voir déchu de son bail, car en plus de ses dettes, il a dégradé un bois au ban d’Oeutrange, ce qui a provoqué un procès initié par le procureur du roi de la maitrise des eaux et forets de Thionville.

 

Ainsi ses dettes se montent alors à 1430 livres tournois, on lui a retiré de son bail l’exploitation du fameux bois d’Oeutrange, il doit aussi procéder aux réparations à la maison de la cense et aux dépendances..

 

En 1736, on le voit vendre à Nicolas Helminger une vigne d’un arpent pouvant être labourée, pour la somme de 200 livres tournois. Nous savons qu’il est probablement décédé le 12 mars 1739.

 

Nous ne savions pas ce qu’était devenue la ferme de Marienthal [2] après son décès et jusqu’à la révolution.

 

L’acte qui suit va nous donner la suite de l’histoire :

 

Nous soussignées Dames prieure et sous-prieure et autres dames du conseil du noble couvent de « Mariendalle », toutes capitulairement assemblées dans le lieu ordinaire où nous traitons de nos affaires temporelles, après avoir mûrement réfléchi et délibéré sur la situation du couvent et particulièrement sur le sujet de notre cense appelée « Vonnershoffe » située dans le ban de Thionville et bans circonvoisins, confessons et déclarons qu’ayant ci-devant laissé à titre de bail emphytéotique pour nonante neuf années à Rémy Schweitzer, notre dite cense étant passée dans la possession et jouissance de Balthazar Schweitzer, son fils, qui au lieu de satisfaire aux clauses et conditions énoncées par ledit bail avait entièrement négligé d’y satisfaire, ce qui nous avait obligé de le faire déchoir du bénéfice du bail par sentence du 6 avril 1732, à laquelle néanmoins, l’on avait formé opposition de la part des créanciers dudit Balthazar Schweitzer qui prétendaient la faire vendre (la cense) , le bénéfice de la vente devant couvrir leur dû.

 

Pour éviter que notre cense soit vendue, et pour le bien et la conservation de ladite cense, nous avons, c’est à dire immédiatement après la sentence du 6 avril 1732, relaissé notre cense, par bail verbal au sieur Nicolas Elminger, notre officier et admoniateur au département de Thionville, à charge de faire bâtir la maison de ladite cense à ses frais et sans espoir d’indemnité et de payer toutes les dettes hypothécaires contractées par ledit Balthazar Schweitzer jusqu’au jour de ladite sentence du 6 avril 1732 pour que le sieur

 

[1] Ferme= cense = métairie

[2] Marienthal ou Val Marie zone résidentielle située à Thionville-Guentrange, non loin du super marché Leclerc au bas de la côte menant au Kinépolis.. Ici francisé en « Mariendalle ».

Elminger puisse jouir de la cense et ses dépendances suivant et conformément audit bail de 1698 et comme ledit Rémy Schweitzer en a joui sans en rien excepter, ni réserver.

 

Comme le sieur Elminger, en conséquence de notre bail verbal, a joui de la cense et a fait faire le bâtiment en question, qu’il a acquitté les dettes dudit Balthazar Schweitzer, nous avons délibéré et résolu par ces présentes de donner plein et entier pouvoir au sieur Jean Frédérique Béchin, notre procureur et chapelain, pour nous et en notre nom, passer bail emphytéotique, portant confirmation et ratification dudit bail verbal par nous fait au sieur Elminger et ce par devant notaire, pour notre cense de « Vonnershoffe » et ses dépendances pour lui et ses, ses hoirs et successeurs, en jouir ainsi et de même que le sieur Rémy Schweitzer en a joui jusqu’à l’expiration du bail emphytéotique du 21 octobre 1698, à charge pour le sieur Elminger de nous livrer chaque année que ledit bail durera, une somme de quatre-vingts écus (80) à trois livres tournois l’écu, monnaie au cours de France, conformément audit bail de l’an 1698, promettant de tenir pour ferme, stable et irrévocable tout ce que ledit sieur Behin gérera en vertu et au contenu de la présente procuration en foi de quoi, nous Dames prieure et sous-prieure et autre dames du conseil, assemblées comme dit, avons signé les présentes et apposé le sceau ordinaire de notre couvent.

 

Fait à Mariendalle le 10 septembre 1734.

 

Signatures :

 

Soeur M. C de Manteville, prieure

Sœur M. R de Coudenhove, sous prieure

Sœur M.U de Manteville

Sœur M. Agnès de Coudenhove

 

Dans cet acte nous voyons que Balthazar Schweitzer a été déchu de son bail le 6 avril 1732. On constate que les créanciers dudit Balthazar, pressés de recouvrer leur argent demande la vente de la métairie. Heureusement, les sœurs de Marienthal, avisées, vont le même jour de la sentence du 6 avril 1732, passer un bail verbal avec Nicolas Elminger l’admoniateur de leurs biens thionvillois, ce qui suspend la vente.

 

Le bail verbal exige que le nouveau bailli de la cense construise le bâtiment d’habitation de la métairie et règle toutes les créances de Balthazar Schweitzer. Une fois que les obligations du bail verbal sont réalisées, rassurées, les Dames de Marienthal vont signer un bail emphitéotique passé devant notaire avec ledit Nicolas Elminger afin qu’il jouisse avec sa famille et ses successeurs de l’exploitation de la cense. Le bail stipule un loyer ou limel de 80 écus soit 240 livres à verser annuellement au couvent de Marienthal.

 

Toutefois, Nicolas Elminger n’était pas fermier, aussi a-t-il mis la cense en fermage à la famille Picard qui exploitait déjà la métairie de Chaudebourg.

La cense ou métairie  aujourd'hui

La cense ou métairie aujourd'hui

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Publié le par Michel Persin

http://www.histoiredethionville.com/
2017/06/thionville-musee-de-la-tour-aux-puces-radegonde-bathilde-et-glossinde-feminites-au-temps-des-merovingiens.html


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