Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

1675 – Thionville – Dominique Clerff dragon de Thionville (suite) et Mise au point sur « Le Miscellanées 2019 »

Publié le par Persin Michel

Il se trouve que je viens de trouver dans les minutes du notaire thionvillois Baranzy, deux petits actes qui sont une suite au testament de Dominique Clerff, dragon dans la compagnie du sieur de La Roche.

 

Le 7 février 1675 :

 

« Anna Weiss [1], veuve de Jean Jacobgang,s’est remariée avec Antoine Clerff, le père de Dominique Clerff. 

Elle reconnaît devoir à Lambert Driou, également dragon dans la compagnie du sieur de La Roche, une somme de 6 écus blancs [2]qu’il lui a prêtés pendant son court veuvage. Elle promet de le rembourser à la Saint-Martin à venir, maintenant qu’elle est remariée. »

 

Le 27 février 1675 :

 

Un autre acte nous apprend que Dominique Clerff, dragon dans la compagnie du sieur de La Roche, n’est pas mort pendant la campagne de de 1674 puisqu’il reconnaît dans cet acte avoir une dette de 40 écus blancs envers François Clerff [3], maître cordonnier à Thionville, dette qu’il lui remboursera dès que possible et qu’il garantit sur ce qu’il est susceptible de recevoir de la succession de son père ou de sa mère ou de successions collatérales en sachant qu’il a révoqué la donation pour cause de mort faite envers Antoine Clerff, son père. 

 

Voilà cette petite affaire close pour l’instant.

 


[1]Ou encore Anne Blanche !

[2]1 écus blancs ou rixdallers vaut 3 livres tournois donc ici 18 livres tournois

[3]Probablement un oncle

Dragons belges

Dragons belges

2019 - Mise au point sur « Le Miscellanées 2019 »

Depuis que j’ai ouvert la souscription pour le « Miscellanées 2019 » 

j’ai reçu quelques questions d’ordre général concernant cet ouvrage. 

 

Puisque par l’intermédiaire de ce blog, j’ai la possibilité de répondre aux questions ou interrogations de quelques-uns de mes lecteurs, je voudrais vous faire part de mes réflexions sur les questions suivantes :

 

Qu’est-ce qui différencie le Miscellanées des autres articles ou livre sur l’histoire de la région ?

 

Pourquoi l’acheter ?

 

Pourquoi le réserver par souscription ?

 

 

Le Miscellanées c’est l’édition (N) imprimée de tous les articles parus l’année (N-1) sur le blog :

 

www.histoiredethionville.com

 

En général, il se présente sous la forme d’un ouvrage au format A4 avec plus ou moins 130 pages, le tout en couleur abondamment illustré. La présentation est parfois un peu différente des articles du blog et comporte souvent des illustrations plus nombreuses.

 

La couverture est toujours une aquarelle originale faite par un artiste local et cela depuis le numéro 5.

 

 

Qu’est-ce qui différencie le Miscellanées des autres articles 

ou livres sur l’histoire de la région ?

 

 

La première raison se trouve dans la façon de réaliser les articles du blog, je m'explique  : Pour écrire un livre d'histoire (puisque c'est notre sujet), il existe plusieurs façons de procéder, une de ces façons est la suivante :

 

La compilation:

Vous prenez plusieurs ouvrages ou articles [2]parus sur le sujet que vous traitez, vous les lisez, vous en faites la synthèse ou picorez des informations dans l'un et l'autre et vous "compilez [3]" tout cela pour écrire le nouvel ouvrage. 

Cette méthode est largement répandue [4], elle a de graves défauts et particulièrement en histoire pour les raisons suivantes: Beaucoup d'auteurs anciens n'avaient pas à disposition l'ensemble des archives déjà structurées, critiquées et regroupées au même endroit, c'est la raison pour laquelle ils ne mettaient jamais d'indications sur la situation des documents qu'ils utilisaient. 

 

 

[2]Souvent des livres anciens

[3]Rassembler des documents ou des extraits de documents pour former un autre document ou livre

[4]Surtout pour les ouvrages commerciaux ou de vulgarisation.

Ces documents éparses n'avaient pas de «cote [1]» car ils n'étaient pas structurés au sein d'un système d'archives cohérent. Ces auteurs n’avaient donc pas une connaissance exhaustive des documents existants sur un sujet donné [2]. Ils n’avaient pas non plus les facilités de recherches [3]qui sont les nôtres, ni les facilités d'écriture et de publication [4]que nous connaissons aujourd'hui.

 

Le premier véritable archiviste de la Moselle ne fut nommé qu'en 1838 et encore avait-il d'autres fonctions à assumer. Les archives ne commencent véritablement à être structurées qu'à la fin du 19ème siècle. 

 

Souvent, ces auteurs anciens avaient des positions en vue dans la société, c'était des notables qu'on ne contestait pas et qui devaient publier pour conforter leur statut. De ce fait, et particulièrement pour le 19èmesiècle, le romantisme du siècle, les poussait à adopter des facilités et des raccourcis historiques qui aujourd'hui ne sont plus de mise.

 

De plus ces auteurs du 19èmesiècle étaient très marqués politiquement et chacun de leur livre ou de leur publications (articles) comportaient des références, des idées politiques qu’ils se devaient de faire passer, même si elles allaient à l’encontre de la vérité historique, des faits. Ils ont très souvent mis en valeur des personnages illustres en leur attribuant des réalisations faites par leurs subordonnés. [5]

 

Aussi, faut-il être critique en utilisant leurs publications, sans toutefois les négliger, car elles restent encore une source importante pour notre histoire.

 

Quoiqu'il en soit cette méthode de la compilation n'apporte jamais rien de neuf et ne fait que reconduire, reproduire et répéter à l'infini les mêmes informations, parfois, souvent, les mêmes erreurs initiales, erreurs qui finissent par devenir des vérités au fil des répétitions successives (On sait que la répétition est pédagogique). 

 

Si l’on veut produire un travail de qualité qui apporte de nouveaux éléments sur l’histoire de notre région, cette méthode est à proscrire absolument.

 

[1]De références pour les retrouver dans un ensemble d’archivage

[2]Ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui, on découvre toujours des documents qui n’étaient pas répertoriés ou sont mal classés

[3]Internet et autres bases de données

[4]La publication des ouvrages au 19èmesiècle sont pour la plupart fait à compte d’auteur et impliquait de leur part une certaine aisance, réservant ces publications aux notables ou organismes officiels, mairies, départements ou autres philanthropes

[5]Le fait de signer un document comme autorité ne fait pas de vous le réalisateur d’une étude ou d’un projet

Il existe encore d’autres méthodes, voici la mienne :

 

Je cherche dans les archives et dans les ouvrages d’histoires, dans les articles, toutes les informations traitant de près et de loin du sujet que je veux traiter.

 

Je les classe par ordre chronologique et je regarde la logique qui s'établit entre eux et avec d'autres événements locaux, nationaux ou internationaux.

 

Sur cette masse d'informations, j’apporte la critique logique nécessaire afin d'en déduire une véracité probable. Par manque d'informations, certains points ne peuvent être tranchés, je fais alors des hypothèses, les plus crédibles et logiques possibles.

 

En utilisant cette façon de faire, il m’arrive d’être en contradiction avec certains points de l'histoire reconnue. Il est alors quasiment impossible de rectifier, de corriger cette histoire "officielle". J'ai alors tendance à vouloir prouver ma version des faits en apportant les documents, les arguments allant à l'appui de ma thèse. Faisant cela, on rentre très vite dans un livre de spécialiste parfois difficile pour celui qui ne cherche qu'une approche globale du sujet. 

 

Du fait de ma façon de faire, à partir de documents originaux [1], je traite souvent des sujets qui n'ont jamais été abordé ou de façon très succincte. De plus, de cette façon je ne suis pas influencé par des écrits orientés et il m’arrive de trouver des documents peu connus voir inconnus qui apportent souvent un éclairage nouveau. 

 

Cette pratique de l'histoire est à même de vous assurer un récit le plus proche possible des faits tels qu'ils sont advenus, même si l'on sait que l'histoire est une science sociale toujours perfectible.

 

 

Pourquoi l’acheter ?

 

En premier lieu, il faut savoir qu'aujourd'hui entre 15 et 20% des français n'utilisent pas internet !

 

Un blog est un média par essence éphémère, un jour il s'arrêtera, un problème technique peut venir compromettre sa diffusion et sa pérennité, alors toutes les informations qu'il contient seront perdues à jamais. 

 

De plus le « Miscellannées » paraissant tous les ans constituent une suite, une collection éventuelle qui par son faible tirage ne perdra jamais de sa valeur pour les férus d’histoire locale, le temps passant, il sera même recherché.

 

Aujourd’hui le blog www.histoiredethionville est devenu de fait une base de données importante, plus de 240 articles différents que l’on retrouve dans l’ensemble des Miscellanées.

 

Dans chaque article, je conserve et cite intégralement les noms de famille et les métiers lorsqu’ils sont donnés, ce qui pour les généalogistes est très intéressant.

 

Le support papier sous la forme d'un livre sera toujours consultable chez vous ou en bibliothèque et cela indépendamment de la technique.

 

Et pour les amoureux des livres, le Miscellanées est un livre, même modeste !

 

[1]J’utilise beaucoup les actes notariés non sujets à être orientés mais dont l’exploitation est longue en recherches et souvent difficiles à remettre dans le contexte d’un sujet donné

 

 

Pourquoi le réserver à l'avance ?

 

En premier lieu le tirage en est très restreint soit environ 100 exemplaires, il est en général rapidement épuisé.

 

Le prix de souscription ou réservation est proche du prix de revient, puisqu'il n'y a pas d'intermédiaire. Lors de la mise en vente en librairie, le prix reste modique au regard du tirage restreint. 

 

La réservation ou souscription permet d'en assurer à l'avance la réalisation et la diffusion car il n'y a pas derrière l'édition de cet ouvrage de structure commerciale, ni de sponsor, ni d'aide structurelle d'aucune sorte.

 

Cette réservation ou souscription permet donc d'assurer sa viabilité, son existence même.

 

Le seul argument fondamental :

 

Être intéressé ou plus encore par l’histoire de sa ville ou de sa région

 

NB :

Le Miscellanées est un moyen d’assouvir une passion, un amour de sa commune, de sa région mais certainement pas un moyen d’enrichissement de son auteur sans même mettre en balance le nombre d’heures passées aux archives, à la lecture de textes souvent difficiles à déchiffrer ou à comprendre et ensuite le temps passé à écrire les articles, les mettre en forme, les illustrer, les faire éditer et les distribuer.

 

La semaine prochaine nous verrons un acte qui nous évoque la peste à 
Thionville en 1636 et toujours quelques mots sur le "Miscellanées 2019", 
sujet récurrent jusqu'au 5 février (date de fin de la souscription) 

 

Après cette mise en vente du Miscellanées nous reprendrons le dossier sur les fortifications de Thionville, couronné et double couronné, ponts écluses et magasins.

 

A remplir et renvoyer à l'adresse Histoire de Thionville è, rue Ausone 57100 Thionville

A remplir et renvoyer à l'adresse Histoire de Thionville è, rue Ausone 57100 Thionville

Commenter cet article