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29 aout 1674 - Toujours les fortifications de Thionville

Publié le par Persin Michel

Nous avons vu dans l'acte précédent que le capitaine Saltzgeber (1) qui avait construit le pont-couvert de Thionville en 1673 avait effectué plusieurs tranches de travaux aux fortifications de la ville en juin 1674.

Le 29 août 1674, un autre acte nous donne encore une série de travaux à effectuer. Voici cet acte:

"Pardevant les notaires royaux soussignés établis à Thionville et y résidents, comparut en personne le sieur Rodolphe Saltzgerber, capitaine de 2 compagnies suisses et major d'une brigade au service de sa Majesté, lequel à promis et s'oblige par ces présentes envers sa Majesté acceptant pour elle messire Louis de Saint Lô, essuyer seigneur de Lespinay, capitaine au régiment de la marine ayant la direction des fortifications des villes et places des pays de lorraine et frontières de Luxembourg, de faire un rempart à l'extrémité du pont (2), lequel rempart aille gagné le terrain qui est beaucoup plus bas que les piliers du pont, afin que l'on puisse s'enfermer encore ici et le temps que l'on fait l'ouvrage qui sera fait à la tête.

Chaque chevalet, ne différera en rien de ceux qui ont été fait contre la porte de la ville si ce n'est à l'égard de la hauteur. Et les semelles seront posées sur le bon fond et arrêtées avec les piliers, en sorte que les débordements des eaux ne puissent aucunement endommager. Le dessus du pont sera conforme à la charpenterie qui est fait entre les piles de maçonnerie.

L'on observera que la rampe soit assez douce afin que les chariots puissent monter et descendre avec beaucoup de facilités.

En foi de quoi ledit sieur entrepreneur sera payé a raison de 15 livres la toise courante à mesurer du milieu de la dernière pile jusqu'à l'endroit ou finira ledit rempart.

Le fer nécessaire sera fourni et posé par le sieur Saltzgeber et lui sera payé à raison de 2 sols et 6 deniers pour chaque livre (3). A l'effet de quoi et pour le présent contrat ledit Saltzgeber sera obligé a tous dépens et dommages et intérêts, fait et passé à Thionville ce vingt neuvième août 1674 et ont lesdits comparants signés avec nous, notaires."

(1) Saltzgeber est encore orthographié de façon différente et cela au sein du même texte.

(2) Le pont-couvert qui venait d'être construit l'année précédente, 1673.

(3) Il faut entendre ici l'unité de poids qui valait environ 489,50 kg.

Cet acte nous décrit un pont couvert légèrement incliné avec une petite rampe.

Le capitaine Saltzgeber recevait un certaine somme pour les travaux à charge pour lui de payer les ouvriers ou entrepreneurs qui les faisaient. Un certain nombre de soldats étaient aussi employés à ces travaux.

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Michel Persin

Publié le par Michel Persin

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15 juin 1674 - Travaux aux fortifications de Thionville

Publié le par Persin Michel

Un acte notarié du 15 juin 1674, nous liste un ensemble de travaux faits aux fortifications de la ville par le capitaine Rodolphe Salztgeber qui avait construit le 1er pont-couvert en bois sur la Moselle en 1673. (Ci-dessous un résumé des travaux)

Le sieur Saltzgeber est capitaine de 2 compagnies suisses et major d'une brigade au service de sa Majesté et il s'engage à réaliser un ensemble de travaux aux fortifications de Thionville moyennant finances. Il s'engage auprès de messire Louis de Saint Lô, escuyer et seigneur de Lespinay, capitaine de régiment de la marine et directeur des fortifications des villes et places des pays de Lorraine et des frontières du Luxembourg.

Les travaux seront faits à dires d'experts et gens de connaissances.

2 corps de gardes pour les officiers à savoir:

- 1 à la porte de Metz sous la voûte.

- 1 à la porte de Luxembourg, joignant l'entrée de la voûte à main droite, lequel sera couvert d'ardoises.

Il s'engage à faire les murailles de bonne maçonnerie, d'y faire des fenêtres garnies de vitres et fil archet au-devant pour leur conservation.Les jambages seront de pierre de taille, des cheminées y seront faites et on les meublera de lits de camps, tables et bancs nécessaires pour la commodité de l'officier.

Il raccommodera aussi les petites brèches au-dessus des portes.

Pour ces travaux il touchera la somme de 350 livres.

Le sieur Saltzgeber devra aussi recouvrir les corps de gardes à l'avancée de la porte de Metz en y remaniant les tuiles et en y remplaçant les défectueuses par des neuves de manière à ce qu'il ne pleuve plus dans les bâtiments. Pour cela il touchera 30 livres.

Il devra aussi faire les réparations aux ponts devant les portes de Metz et de Luxembourg et les recouvrir de madriers. Il sera responsable de la main d'oeuvre et de la livraison du bois et sera payé 103 livres et 15 sols.

Il s'obligera aussi à réparer et rendre opérationnel et cela à dire d'expert, les grands moulins à cheval des magasins du Roi, situés rue Brûlée, vis à vis de la maison du sieur Klain. il devra fournir la main d'oeuvre et les ferrures et rendre les moulins propres à faire de la bonne farine. Il recevra la somme de 278 livres et 10 sols.

Enfin il devra faire démolir toutes les maisons dans l'alignement de la rue qui doit conduire de la porte du pont à la place et il fera transporter une partie des matériaux de la démolition proche de la porte de Luxembourg pour ne pas incommoder. Cela lui sera payé 318 livres.

Tous ces travaux se ferons à ses dépens, risques et intérêts. Ils auront coûté 1079 livres et 25 sols.

Saltzgeber aussi orthographié Salsgueber en 1671. dans ce document sa signature pratiquement illisible semble être orthographiée ......gaiber.

Code ADM Helminger 3E7520/38

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1793 - Thionville reçoit un secours de 300.000 livres.

Publié le par Persin Michel

Suite au siège de 1792 auquel la ville avait résisté 2 mois durant, jusqu'à la victoire de Valmy, déclenchant à Paris un sursaut patriotique à l'origine de l'opéra en deux actes intitulé "Le siège de Thionville" la Convention Nationale va accorder à la ville un secours de 300.000 livres pour indemniser les particuliers et la ville elle même pour les dégâts occasionnés par ce siège.

Vous trouverez ci-joint une copie intégrale du décret du 23 janvier 1793, an second de la République Française.

Copie du décret collection de Michel Persin
Copie du décret collection de Michel Persin

Copie du décret collection de Michel Persin

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1792 - Le drame lyrique du "Siège de Thionville"

Publié le par Michel Persin

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1792 - Le drame lyrique du "Siège de Thionville"

Publié le par Persin Michel

Le 23 août 1792 une armée autrichienne de 20.000 hommes sous les ordres du prince de Waldeck et du prince de Hohenlohe arrive devant Thionville où elle est rejointe par une armée de 16.000 émigrés français commandée par les futurs Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe alors comte de Provence, comte d'Artois et duc de Chartres et respectivement frères et cousin de Louis XVI. Dans cette armée en trouve aussi le jeune Chateaubriand (23 ans) qui y sera blessé.

La garnison de Thionville est sous les ordres du général et baron Félix de Wimpffen, Poincaré y est colonel et on y trouve aussi le lieutenant Hoche du 58ème RI. La population acquise aux idéaux de la révolution ne veut pas livrer la ville et hisse sur les remparts un cheval de bois provenant d'un manège de foire avec à ses pieds une botte de foin et un écriteau au cou disant "Quand ce cheval mangera ce foin, Thionville se rendra ! "

Quoi qu'il en soit la ville résista 2 mois, jusqu'à la victoire de Valmy, alors que Longwy et Verdun capitulèrent rapidement. Il faut savoir qu'aux dires même de Merlin de Thionville, la ville n'essuya que quelques obus et que le siège fut surtout une succession de coups de mains dans les alentours.

Cette résistance de Thionville allait dans le sens de la Convention et lui permettait de glorifier le peuple même si de sérieux doutes furent émis sur le commandant de la place Félix de Wimpffen par Merlin lui même à la tribune de ladite Convention. Chateaubriand et le comte de Fersen allait dans le même sens, accusant le défenseur de Thionville d'être resté royaliste et d'avoir eu l'idée de livrer la ville. Ce serait la population et la garnison qui déterminées l'ont retenu....

Une pièce lyrique en 2 actes fut écrite pour l'occasion et jouée en 1973 à l'opéra de Paris. Pièce patriotique destinée à motiver par l'exemple les français encore nombreux à pencher du coté de la royauté.

Le manuscrit de la pièce et sa musique sont aux archives de l'Opéra de Paris.

On peut aussi trouver le texte de ce drame lyrique aux archives municipales de Thionville

1792 - Le drame lyrique du "Siège de Thionville"
1792 - Le drame lyrique du "Siège de Thionville"
1792 - Le drame lyrique du "Siège de Thionville"

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1719 - Un reçu pour une avance de 30 livres

Publié le par Persin Michel

Vous trouverez ci-dessous un reçu ou billet pour une avance de 30 livres faite par le sieur de Lamartinière, commissaire, garde d'artillerie de Thionville et seigneur de Terville et d'Elange, à l'entrepreneur couvreur Jean Mouzin pour des travaux à faire à la Tour aux puces et aux fortifications.

Ce reçu est fait sur un papier ayant servi à d'autres annotations de comptes divers.

1719 - Un reçu pour une avance de 30 livres

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