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http://www.histoiredethionville.com/ 2017/03/1783-thionville-finances-et-octrois.html

Publié le par Michel Persin

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1783 – Thionville - Finances et octrois

Publié le par Persin Michel

Nous avons vu dans les articles précédents que la ville avait des difficultés financières et des réticences, voir des refus, de payer l’impôt de la part de sa population.

 

L’acte qui suit nous montre que quatre vingt ans plus tard, la ville a toujours d’énormes difficultés financières, mais les choses ont-elles vraiment changé à cet égard ?

 

« Aujourd’hui 18 août 1783 à 8h du matin, l’assemblée générale des notables ayant été convoqué de la part du maire, il y a été dit que sa majesté ayant autorisé cette ville de Thionville, par un arrêt en son conseil du 30 août 1777, à percevoir pendant six années les octrois mentionnés dans sa délibération du 25 janvier de l’année précédente et cela pour satisfaire à son besoin de remboursement de l’emprunt d’une somme de 46000 livres tournois pour achever le paiement de la reconstruction de son église paroissiale [1] et acquitter en argent le logement des officiers supérieurs des corps qui sont en garnison dans la ville.

 

Ce terme de six années devant expirer au 1er décembre prochain sans qu’il ait été possible d’éteindre aucune partie de la somme de 46000 livres, tant à cause des charges qui subsistent suite à l’établissement des octrois que des nouvelles charges survenues comme la nécessité où s’est trouvé la ville de reconstruire à neuf les glissoirs [2] et les dégorgeoirs [3] de son moulin sur le glacis de la place, de plus la ville fait actuellement reconstruire à neuf le grand pont dormant sur le premier fossé de la place à la porte dite de Metz et cela coûtera environ 10000 livres, l’année prochaine la ville reconstruira à neuf le grand pont dormant sur le même fossé à la porte dite de Luxembourg, suite à l’adjudication qui en a été passé le 8 juillet dernier et approuvé par monsieur l’intendant le 19 du même mois.

 

Outre les glissoires et les dégorgeoirs de son moulin de Daspich [4] qui sont dans le plus mauvais état et beaucoup de réparations à faire aux corps de garde dans l’intérieur de la place. En conséquence, après examen sommaire des comptes de la ville, il avait été arrêté par délibération provisoire du 16 juin dernier approuvé par monseigneur l’intendant le 18 du même mois de demander la prorogation des dits octrois pour six autres années à commencer le 1er décembre prochain avec la réserve toutefois de celui sur l’entrée des moutons, brebis, boucs et béliers dont la régie générale faite depuis le 1er avril dernier qui a été majoré par le recette aux comptes pour tenir lieu de don gratuit de cette ville. Surquoi ayant été de nouveau conférée et délibérée, il a été unanimement arrêté de se pourvoir au conseil de sa majesté pour obtenir le prolongement desdits octrois.

 

 

 

[1] Voir à ce sujet le blog 2016 ou le Miscellanées 2016 aux archives municipales

[2] Les glissoirs sont des dispositifs charger de faire changer de niveau une matière quelconque, ici de l’eau, ais ils existaient aussi pour les sacs de farine.

[3] Les dégorgeoirs sont des moyens de laisser garder un certain niveau dans un bief en laissant s’écouler l’eau au travers de grilles ou d’un petit canal. Attention, dans un moulin à foulon comme à Beauregard, le dégorgeoir servait à laver les tissus, à les laisser « dégorger »

[4] Attention, ici Daspich ne doit pas être confondu avec le village, le moulin dit de Daspich était en fait le moulin rouge de Terville

Premièrement :

Sur les pieds fourchus, le bois de chauffage et le charbon qui entreront dans la ville pour y être consommés, soit d’achat, de rente ou pour y être vendus, même les bestiaux qui y auraient été « nourris ».

 

A savoir :

 

5 livres sur chaque bœuf ou taureau3 livres sur chaque vache ou géniss3 deniers pour chaque livre pesant de viande desdites espèces qui entreront par quartier ou en détail.

10 sols sur chaque veau

6 deniers pour chaque livre pesant de viande de veau qui entrera par quartier ou en détail.

20 sols pour chaque porc

10 seulement si l’acheteur justifie qu’il pèse au-dessous du poids de 50 livres.

10 sols pour le porc par bande.

6 deniers par livre pesant des autres pièces de lard et de viande qui se vendrons au détail.

Les mêmes droits sur les porcs en bande de lard et quartier qui entreront dans la banlieue de Thionville, attendu la grande consommation qui s’y fait.

 

15 sols pour chaque voiture à quatre roues de bois de chauffage ou fagots et moitié pour chaque voiture à deux roues.

30 sols pour chaque banne de charbon et 2 sols pour chaque sac.

 

Deuxièmement :

Sur tous les vins, bières, cidre, eaux de vie, liqueurs qui entreront dans la ville et dans sa banlieue soit pour y être consommés ou non, à l’exception de ceux qui passeront « Debout » ou qui resteront en dépôt pendant trois jours pleins, à savoir :

5 sols sur chaque hotte de vin d’achat, rouge ou blanc, du ressort du bailliage de Thionville, du pays messin et des quatre mairies du Val de Metz.

10 sols par hotte de vin de Lorraine ou de Bar, Verdun, Toul, Alsace et pays de Luxembourg

4 livres par hotte de vin de Bourgogne, Champagne, Moselle venant des pays étrangers et du Rhin, du Dauphiné, du Languedoc, de la Provence et généralement de tous ceux connus dans le pays sous la dénomination de vin étranger.

2 sols sur chaque bouteille de liqueur et autre bouteille commune

5 sols sur chaque hotte de bière, soit grosse, mêlée ou petite, indistinctement qui quoique fabriquée dans la ville ou la banlieue sera conduite en ville chez un particulier.

7 sols et 6 deniers pour chaque hotte de bière qui proviendra des fabriques située hors de la banlieue et de la ville.

5 sols pour chaque hotte de cidre.

30 sols pour chaque hotte d’eau de vie fine et 5 sols pour chaque hotte d’eau de vie commune,.

Pour tous qu’ils soient de cru ou d’achat, sans que l’on puisse compter les pots en plus des hottes de chaque pièce qui contiendra trois hottes et plus, ni que les vins d’un admoniateur ou fermier, adjudicataire ou bailliste, s’ils sont réputés vins de cru, ne seront assujettis aux droits d’octroi.

Sa majesté sera en outre très humblement suppliée d’ordonner que tous les droits d’octroi seront exigibles dans les 24 heures après l’entrée en la ville, à l’exception de ceux dont les objets seront destinés pour le service ou compte du roi, pour la consommation des malades de l’hôpital militaire, de l’hôpial des pauvres de Sainte-Elisabeth et de la communauté des pères capucins. Tous les octrois seront perçus conformément aux charges, ordres et défenses retenues par l’arrêt du conseil du 30 septemebr 1777, une copie sera jointe à la présente délibération et adressée à Monseigneur le directeur général des finances.

 

Fait et décidé en l’assemblée générale des notables en l’absence de messieurs les députés du bailliage qui ont été invités..

 

Suive les signature du maire, Petit,  et des notables

Les signatures

Les signatures

Ce problème du remboursement du prêt effectué pour la reconstruction de la nouvelle église paroissiale a été dès 1757, une crainte constante des officiers de l’hôtel de ville. Ainsi, ils alertaient les autorités dès le 3 juillet 1757 en ces termes :

 

« Si les nouveaux octrois mis en place pour le remboursement de cet emprunt ne sont pas continués ou que par le manque de garnison, ils se trouvaient réduit, alors la dette deviendrait « éternelle » car la ville n’au aucune autre ressource ! »

 

Le 11 juillet 1757 : « Ils mettaient l’accent sur la nécessité d’avoir une garnison capable d’opérer le débit des vins dont dépend le produit des octrois »

 

En décembre 1757, le fermage des octrois de la ville ne trouve pas preneur à cause des guerres et du manque de garnison en la ville, en conséquence, le fermage ne sera proposé que pour une année afin de voir venir.

 

Au 19ème siècle, les bureaux d’octrois qui se trouvaient à l’extérieur des portes [1] de la ville assuraient une bonne part des revenus de la communauté et faisait l’objet d’un règlement très précis.

 

 

[1] Au 18ème siècle les octrois se trouvaient aussi à l’extérieur des portes la ville dans des bâtiments en planches

Page de garde du règlement

Page de garde du règlement

1ère page du règlement

1ère page du règlement

Sur la photo a droite le petit bureau d'octroi en 1913

Sur la photo a droite le petit bureau d'octroi en 1913

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SOUSCRIPTION 

 

Quelques mots sur la souscription pour l'ouvrage "Histoire de l'ancienne chapelle des lépreux" à Thionville Saint-François qui est lancée jusqu'au 18 avril 2017.

Déjà de nombreuses souscriptions, n'attendez pas, c'est un ouvrage qui donne beaucoup de clés sur l'histoire de la chapelle de Saint-François et celle du mont Saint-Michel de Beuvange mais aussi sur la ville de Thionville.

 

Aussi pensez à réserver rapidement votre ouvrage 

 

 

Après deux années de recherches dans tous les dépôts d'archives de Moselle,

l'histoire de l'ancienne chapelle des lépreux à Thionville - Saint-François est enfin établie.

 

Le dernier chapitre de l'ouvrage est consacré à l'histoire de la chapelle du lépreux de

Thionville - Beuvange-sous-Saint-Michel.

 

Vous y trouverez aussi de nombreux renseignements sur l'histoire de Thionville et de très nombreuses illustrations en couleur. (Voir le sommaire en fin d'article)

 

Le livre est au format A4 pour 190 pages.

 

La clôture de la souscription aura lieu le 18 avril, la sortie du livre se fera le 2 mai 2017 (délai de fabrication) et sera en vente à l'Espace Culturel Leclerc au centre commercial des capucins à Thionville.

 

Le prix de souscription est de 20€ TTC, les chèques ne seront encaissés qu'après la livraison.

 

Après le 2 mai, le prix public sera de 25€

1783 – Thionville - Finances et octrois
1783 – Thionville - Finances et octrois
1783 – Thionville - Finances et octrois
IMPORTANT:  Bon de souscription a retourner avec votre chèque établi à l'ordre de Michel Persin

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1783 – Thionville - Finances et octrois

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http://www.histoiredethionville.com/ 2017/03/17-mars-18-avril-2017-souscription-pour-l-histoire-de-l...

Publié le par Michel Persin

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2017/03/17-mars-18-avril-2017-souscription-pour-l-histoire-de-l-ancienne-chapelle-des-lepreux.html


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Publié le par Michel Persin

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17 mars -18 avril 2017 SOUSCRIPTION pour le livre: Histoire de l'ancienne chapelle des lépreux à Thionville Saint-François

Publié le par Persin Michel

Après deux années de recherches dans tous les dépôts d'archives de Moselle, l'histoire de l'ancienne chapelle des lépreux à Thionville - Saint-François est enfin établie.

Le dernier chapitre de l'ouvrage est consacré à l'histoire de la chapelle du lépreux de Thionville - Beuvange-sous-Saint-Michel.

 

Vous y trouverez aussi de nombreux renseignements sur l'histoire de Thionville et de très nombreuses illustrations en couleur. (Voir le sommaire en fin d'article)

 

Le livre est au format A4 pour 190 pages.

 

La clôture de la souscription aura lieu le 18 avril, la sortie du livre se fera le 2 mai 2017 (délai de fabrication) et sera en vente à l'Espace Culturel Leclerc au centre commercial des capucins à Thionville.

 

Le prix de souscription est de 20€ TTC, les chèques ne seront encaissés qu'après la livraison.

 

Après le 2 mai, le prix public sera de 25€ 

Pour réserver vous pouvez:

 

Récupérer le bon de commande en le copiant sur votre bureau, le remplir et me le retourner avec le règlement.

 

Me faire part de votre intention de réserver le livre (Vous recevrez par courrier un bon de souscription)

- soit par la messagerie du blog

- soit en envoyant un mail à l'adresse suivante: histoiredethionville@gmail.com

 

Vous pourrez aussi récupérer des bons de souscription dans les commerces du quartier Saint-François, à l'entrée de l'église Notre Dame. 

 

 

ATTENTION

 

Comme pour mes autres ouvrages (tous épuisés)  le tirage est restreint afin de minimiser les invendus et de ne pas utiliser des ressources coûteuses.

 

Aussi pensez à réserver rapidement  votre ouvrage !

Bon de souscription (recto)

Bon de souscription (recto)

Bon de souscription (pages intérieures)

Bon de souscription (pages intérieures)

Bon de souscription (verso)

Bon de souscription (verso)

Bon de souscription (bon de commande)

Bon de souscription (bon de commande)

Sommaire

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2 avril 2017 - Journée consacrée à l'histoire locale au château de Pépinville - Richemont

Publié le par Persin Michel

Page extraite du journal municipal de Richemont

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http://www.histoiredethionville.com/ 2017/03/1703-les-corps-de-metiers-se-rebiffent.htm

Publié le par Michel Persin

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Publié le par Michel Persin

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1703 - Les corps de métiers se rebiffent !

Publié le par Persin Michel

Dans l’article précédent nous avions vu « qu’ André Blondin est en 1703, le maître de la confrérie des boulangers de la ville de Thionville, à ce titre, il fera partie du regroupement de l’ensemble des corps de métiers de la ville pour demander à Jean Larminat, conseiller du roi, receveur des amendes et espèces du bailliage, d’aller à Paris plaider leurs causes. »

 

Voici la suite :

 

« Le 14 août 1703, devant les notaires royaux de Thionville sont réunis les maîtres de métiers des confréries de la ville :

 

  • André Blondin, maître de la confrérie des boulangers.
  • Jean Hein, maître du corps des cordonniers et tanneurs.
  • Jean Guillaume Huttinger, maître du corps des drapiers.
  • François Jean Thirion, maître du corps des tailleurs d’habits.
  • Nicolas Limbourg, maître du corps des marchands, merciers, huiliers et ciriers
  • Pierre Him, maître du corps des charpentiers et menuisiers.
  • Laurent Jardinier, maître du corps des maréchaux [1], serruriers, vitriers, celliers, bourreliers, cloutiers, potiers d’étain et cordiers.
  • Pierre Leyendecker, maître du corps des maçons, recouvreurs [2] et potiers de terre.
  • Nicolas Jean, maître du corps des tonneliers.
  • François Néron, maître du corps des chirurgiens.
  • Georges Florentin, maître du corps des jardiniers.
  • Jacques Gérard, maître du corps des tisserands.
  • Jean Luttin, maître perruquier.
  • Pierre Herault, maître apothicaire.
  •  

Tous bourgeois de cette ville de Thionville et composant les corps et communautés de métiers, lesquels, tous en leur nom et aux noms de tous leurs confrères ont fait et constitué, unanimement, par les présentes en la personne de Jean Larminat [3], conseiller du roi, receveur des amendes et espèces du bailliage, leur procureur.

 

Présent en personne et acceptant, ils lui donnent pouvoir, puissance et autorité pour se transporter expressément et incessamment de cette ville de Thionville à Paris pour s’opposer formellement de leurs parts au conseil d’état du roi, tant à l’égard de la proposition faite par monsieur le maire et les échevins de Thionville, d’imposer 5 sols sur chaque hotte de vin entrant dans la ville pour sa consommation, qu’à l’arrêt rendu en conséquence le 19 juin dernier et de désavouer les officiers de cette ville, des offres qu’ils ont fait au nom de la communauté de Thionville de prendre cet impôt de 5 sols sur les hottes de vin pour payer les gages des officiers de police

 

[1] Maréchal-ferrant

[2] Couvreurs

[3] Né en 1670 décédé en 1709, marié à Apoline Fourot. Il est un des fils de Louis Larminat (1629-1704) échevin de Thionville de 1679 à 1701

De plus, ils ne veulent pas que l’imposition de 6 sols sur chaque chariot de bois entrant en ville, soit continuée tant et si longtemps et jusqu’à ce que les dettes de l’hôtel de ville, les gages et » ustencils » soient recouvrés pendant le commandement de l’Espéroux [1] sous les ordres d’Espagnac.[2]

 

Pour cela, ils veulent que leur procureur reste à Paris, jusqu’à ce qu’il ait obtenu un arrêt définitif. Ils paieront le voyage d’aller, le séjour et le voyage de retour et même les journées d’absences dans sa charge à Thionville. »

 

[1] Gestas de L’espéroux, seigneur de Bertrange (Dans l’ouvrage de GF Teissier, on le dit commandant seulement en 1708, pourtant cet acte le désigne déjà commandant en 1703 !)

[2] Thierrat d’Espagnac, gouverneur de Thionville e 1680 à 1711

Quelques signatures en bas de l'acte

Quelques signatures en bas de l'acte

Nous n’avons pas d’acte certifiant qu’ils eurent satisfaction, mais il semble que non, car les impôts continuèrent à être prélevés. En tout état de cause, ils montrèrent aux autorités de la ville, leur détermination pour les affaires à venir, qui furent assez nombreuses, comme le prouve l’acte suivant :

 

« le 31 août 1719, pardevant nous, gens de justice de Thionville, Jean Damin, maire de la communauté de Thionville, Nicolas Lhoste, lieutenant et Nicolas Clerc, échevin est comparu Jacques Guillaume, doyen en ville de la mairie, lequel nous a dit s’être transporté en vertu de notre ordonnance, dans toutes les maisons des bourgeois de la ville et leur avoir fait plusieurs fois commandement de payer, chacun leur part, des deniers prêté par monsieur Marc « Laint ou Lainl ».

Ordonnance et condamnation contre la communauté de Thionville au sujet de leurs bois. Une partie des habitants refuse de payer leur cote part, nous avons donné audit doyen, acte de ces diligences à faire payer les refusants et nous ordonnons que les habitants seront appelés par le commandement dudit doyen à « quatre heures du matin » surquoi, lors de leur assemblée, il leur sera dit qu’ils seront incessamment contraint au paiement de la somme portée dans la condamnation et qu’alors chacun devra payer en sus le voyage de l’huissier, les intérêts et dépends, pour parvenir au paiement

Ledit maire, lieutenant comme le doyen ont requis un acte pour faire valoir leur actions d’autant que les habitants ne veulent pas payer, ni obéir au commandement du maire qui leur a déjà fait plusieurs fois lors des assemblées qui ont lieu devant l’église paroissiale pour délibérer des affaires de la ville.

1703 - Les corps de métiers se rebiffent !

Signé par le maire, Jean Damin, l’échevin, Nicolas Lhoste, le doyen, Jacques Guillaume

 

Il faut savoir que les thionvillois avait la réputation de gens difficiles à manier !

 

NB :

En 1701, les officiers de l’hôtel de ville étaient

 

Le maire :

François George, seigneur de la Grange, de Meilbourg et Macquenom, colonel de la milice bourgeoise de Thionville.

 

Les échevins :

Jean Hilt

Louis Latouche

Martin Bonjean

Nicolas Louis

Louis Larminat. [1]

 

Plus tard, vers le milieu du 18ème siècle nous avons une liste succincte des corporations de Thionville, elles semblent moins nombreuses et parfois regroupées un peu différemment :

 

Boulangers

  • Bouchers
  • Chirurgiens
  • Maréchaux
  • Maçons, Charpentiers, recouvreurs
  • Merciers, huiliers, ciriers, rôtisseurs
  • Tailleurs d’habits
  • Tisserands

 

Bonne lecture et à bientôt pour des nouvelles sur la souscription de l’ouvrage à paraître sur la chapelle des lépreux de Saint-François et

la chapelle du lépreux à Thionville-Beuvange.

 

[1] Il acheta le 29 décembre 1710, la charge de subdélégué de l’intendant de Metz qui venait d’être créée. Ce problème de charge achetée ne "colle" pas avec les informations connues sur la famille Larminat, mais je verrais cela et je vous en ferai part.

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