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1636 - Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés !

Publié le par Persin Michel

Phrase célèbre de la fable de Jean de la Fontaine [1]« Les animaux malades de la peste » qui nous renvoie à la terrible réalité des ravages de cette maladie contagieuse au cours des siècles en Europe, en France, en Lorraine et particulièrement à Thionville.

 

[1]Jean de la Fontaine 1621-1695

Au cours de mes recherches sur la ville, il m’est arrivé assez souvent, de trouver des textes, des actes, qui sans les détailler, décrivaient la dureté des temps, des guerres et leurs cortèges de misères, mais rarement, d’allusions à la maladie ou alors de façon très générale, principalement dans les testaments où l’on retrouve toujours les phrases suivantes :

 

 

Ces extraits de testaments montrent les phrases qui conditionnent le testament, en premier lieu que la personne est malade et alitée et ensuite qu’elle a encore son raisonnement et nous dirions « sa tête » condition « Sine qua non » pour la validité juridique du testament, mais jamais aucune précision sur la maladie elle-même.

 

Pourtant, nous savons que les maladies infectieuses souvent contagieuses étaient nombreuses et sévissaient souvent par vagues épidémiques dans la ville et les villages alentours. 

 

Une de ces maladies tant redoutées était la peste, souvent confondue dans les écrits du temps, avec le typhus ou les diverses fièvres infectieuses.

 

La lorraine a connu plusieurs épidémies de peste [1]au 16èmeet au 17èmesiècle et l’on estime la mortalité à pratiquement 60% de la population en plusieurs épisodes successifs.

 

Un premier épisode aux environs de 1630/1631 et un deuxième épisode de 1634 à 1636, après 1670 et de façon assez mystérieuse la peste disparut en grande partie du pays et de la France à l’exception de quelques récidives tardives et très circonscrites à une ville ou à quelques villages.[2]

 

La peste (bubonique[3]) est une maladie infectieuse qui débute brutalement par une forte fièvre avec des maux de tête et une atteinte rapide et profonde de l’état général et de la conscience.

 

Parfois, elle présente en plus, une atteinte pulmonaire avec une toux sanguinolente, appelé alors la peste pulmonaire, rapidement mortelle.

 

Quoi qu’il en soit, le malade de la peste, du fait de ce caractère brutal de la maladie et de son grand abattement soudain, n’a guère le temps, ni la possibilité de faire mander le notaire pour lui dicter son testament.


[1]Ou maladies assimilées

[2]J’évoque ce sujet de façon très détaillée dans mon ouvrage « Histoire de l’ancienne chapelle des lépreux » paru en 2017

[3]Les bubons sont en fait les ganglions lymphatiques qui gonflent et que l’on retrouve au niveau du cou, des aisselles et de l’aine. La peste peut déclencher des septicémies amenant à la mort en quelques jours.

On estime que seul 20% des malades guérissaient de façon spontanée en quelques semaines. Les voies du seigneur sont impénétrables.

 

La médecine de l’époque n’avait aucune idée de l’origine de cette maladie et aucun traitement. On accusait l’air vicié [1], les humeurs et autres causes plus mystérieuses ou religieuses. 

 

Le salut était recherché dans la religion et ses saints salvateurs, Saint-Roch et Saint-Sébastien, on érigeait des croix de chemins ou des bildstocks [2]et l’on faisait des processions, le temps passait et l’épidémie de même.

 

Nous savons que Thionville ne fut pas épargnée par la maladie mais je n’avais encore pas trouvé de document y faisant référence. Il y a quelques jours, j’ai trouvé un acte notarié concernant une « donation dite à cause de mort » qui évoque cette maladie, le voici résumé :

 

 Le 28 août 1675.

 

"Devant nous notaires royaux de Thionville et y demeurant, est comparu en personne, la femme Claudon Gutnach, veuve en première noce, de Wolff Vidersporn et en deuxième noce de Nicolas Henrich, qui était maître boulanger à Thionville.

 

Elle nous a dit qu’étant saine d’esprit et de corps, qu’en 1636 pendant la mortalité qui régnait très fort à Thionville, elle fut atteinte de l’air pestiféré, malade et résolu à mourir.

 

Elle fit donc faire un testament en faveur de ses neveux, enfants du frère à son mari, son beau-frère. Dans ce testament elle y a mis une « disposition à cause de mort » pour donner aux enfants de son beau-frère, une somme de 400 francs luxembourgeois à 10 sols la pièce monnaie de Luxembourg, à prendre sur ses meubles après son décès, qu’elle pensait imminent et attendait à toutes heures.

 

Elle y mit la condition de pouvoir révoquer cette disposition quand bon lui semblera au cas où Dieu lui ferait la grâce de la relever de cette pestilence et qu’elle puisse vivre plus longtemps.

 

Il s’est trouvé qu’elle s’est relevée de cette peste mais que les enfants de son beau-frère en sont morts et qu’en conséquence du décès de son mari Nicolas Henrich, son dernier mari, ses meubles furent vendus et dissipés pour la faire subsister.

 

Aujourd’hui dans l’âge, percluse de tous ses membres, elle est sans pouvoir gagner sa vie et ne doit sa subsistance qu’à son cher fils, Nicolas Henri qui l’aide à vivre.

 

C’est pourquoi, elle révoque la disposition à cause de mort, la déclare sans valeur, nulle, et sans objet.

 

Elle déclare aussi que lorsque viendra l’heure de sa mort qui ne tardera pas, elle veut que son fils hérite du reste de ses biens à l’exclusion de tous les autres personnes, familles ou autres."

 


[1]On s’enfermait chez soi ou l’on vous enfermait, on vous bannissait de la ville ou du village.

[2]Généralement ces croix portent des petites boules représentant les bubons autour du fût

Voilà le témoignage d’une survivante soit de la peste, soit d’une maladie assimilée, nous savons qu’environ entre 15 et 20% des malades de la peste bubonique survivaient. 

 

Dans ce cas particulier, l’acte est rédigé en 1675 et fait référence à la maladie contractée en 1636 soit 39 auparavant. Ladite Claudon Gutnach se dit percluse de ses membres, on peut estimer qu’elle a probablement la soixantaine ou plus et qu’elle fut donc atteinte de cette « peste » dans sa jeunesse, entre 20 et 30 ans. 

 

Malheureusement, dans les registres paroissiaux conservés aux archives communales de Thionville, les décès ne sont pas mentionnés pour les années allant de 1636 à 1648. Par contre, on note une forte progression des décès dans les années 1634 et 1635 où nous atteignons plus de 120 décès dans l’année quand pour les années 1649 à 1651, la moyenne des décès est de l’ordre de 15 décès annuels. (En 1635, le registre des décès montre une forte augmentation à partir du mois d’octobre, remplissant alors plusieurs pages.)

 

On peut donc ajouter foi à l’acte notarié concernant Claudon Gutnach sur cette année 1636 où « la mortalité régnait très fort à Thionville », mortalité qui avait commencé à augmenter dans les années 1634/1635. Il même probable que si les registres de décès n’ont plus été tenus entre 1636 et 1649 , cela soit imputable en partie à cette épidémie de peste et à ses suites.

 

Il est certain que tous ces morts ne furent pas inhumés dans les caveaux de l’église paroissiale mais probablement portés au cimetière Sainte-Suzanne à Saint-François où se trouvait la chapelle dite des lépreux.[1]


Source: ADM Notaire Helminger-Fourot 3E7543
 

[1]Voir mon ouvrage « Histoire de l’ancienne chapelle des lépreux » 2017

1636 - Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés !

La souscription du Miscellanées 2019 est toujours en cours, n'hésiter par à le réserver.

 

 

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1675 – Thionville – Dominique Clerff dragon de Thionville (suite) et Mise au point sur « Le Miscellanées 2019 »

Publié le par Persin Michel

Il se trouve que je viens de trouver dans les minutes du notaire thionvillois Baranzy, deux petits actes qui sont une suite au testament de Dominique Clerff, dragon dans la compagnie du sieur de La Roche.

 

Le 7 février 1675 :

 

« Anna Weiss [1], veuve de Jean Jacobgang,s’est remariée avec Antoine Clerff, le père de Dominique Clerff. 

Elle reconnaît devoir à Lambert Driou, également dragon dans la compagnie du sieur de La Roche, une somme de 6 écus blancs [2]qu’il lui a prêtés pendant son court veuvage. Elle promet de le rembourser à la Saint-Martin à venir, maintenant qu’elle est remariée. »

 

Le 27 février 1675 :

 

Un autre acte nous apprend que Dominique Clerff, dragon dans la compagnie du sieur de La Roche, n’est pas mort pendant la campagne de de 1674 puisqu’il reconnaît dans cet acte avoir une dette de 40 écus blancs envers François Clerff [3], maître cordonnier à Thionville, dette qu’il lui remboursera dès que possible et qu’il garantit sur ce qu’il est susceptible de recevoir de la succession de son père ou de sa mère ou de successions collatérales en sachant qu’il a révoqué la donation pour cause de mort faite envers Antoine Clerff, son père. 

 

Voilà cette petite affaire close pour l’instant.

 


[1]Ou encore Anne Blanche !

[2]1 écus blancs ou rixdallers vaut 3 livres tournois donc ici 18 livres tournois

[3]Probablement un oncle

Dragons belges

Dragons belges

2019 - Mise au point sur « Le Miscellanées 2019 »

Depuis que j’ai ouvert la souscription pour le « Miscellanées 2019 » 

j’ai reçu quelques questions d’ordre général concernant cet ouvrage. 

 

Puisque par l’intermédiaire de ce blog, j’ai la possibilité de répondre aux questions ou interrogations de quelques-uns de mes lecteurs, je voudrais vous faire part de mes réflexions sur les questions suivantes :

 

Qu’est-ce qui différencie le Miscellanées des autres articles ou livre sur l’histoire de la région ?

 

Pourquoi l’acheter ?

 

Pourquoi le réserver par souscription ?

 

 

Le Miscellanées c’est l’édition (N) imprimée de tous les articles parus l’année (N-1) sur le blog :

 

www.histoiredethionville.com

 

En général, il se présente sous la forme d’un ouvrage au format A4 avec plus ou moins 130 pages, le tout en couleur abondamment illustré. La présentation est parfois un peu différente des articles du blog et comporte souvent des illustrations plus nombreuses.

 

La couverture est toujours une aquarelle originale faite par un artiste local et cela depuis le numéro 5.

 

 

Qu’est-ce qui différencie le Miscellanées des autres articles 

ou livres sur l’histoire de la région ?

 

 

La première raison se trouve dans la façon de réaliser les articles du blog, je m'explique  : Pour écrire un livre d'histoire (puisque c'est notre sujet), il existe plusieurs façons de procéder, une de ces façons est la suivante :

 

La compilation:

Vous prenez plusieurs ouvrages ou articles [2]parus sur le sujet que vous traitez, vous les lisez, vous en faites la synthèse ou picorez des informations dans l'un et l'autre et vous "compilez [3]" tout cela pour écrire le nouvel ouvrage. 

Cette méthode est largement répandue [4], elle a de graves défauts et particulièrement en histoire pour les raisons suivantes: Beaucoup d'auteurs anciens n'avaient pas à disposition l'ensemble des archives déjà structurées, critiquées et regroupées au même endroit, c'est la raison pour laquelle ils ne mettaient jamais d'indications sur la situation des documents qu'ils utilisaient. 

 

 

[2]Souvent des livres anciens

[3]Rassembler des documents ou des extraits de documents pour former un autre document ou livre

[4]Surtout pour les ouvrages commerciaux ou de vulgarisation.

Ces documents éparses n'avaient pas de «cote [1]» car ils n'étaient pas structurés au sein d'un système d'archives cohérent. Ces auteurs n’avaient donc pas une connaissance exhaustive des documents existants sur un sujet donné [2]. Ils n’avaient pas non plus les facilités de recherches [3]qui sont les nôtres, ni les facilités d'écriture et de publication [4]que nous connaissons aujourd'hui.

 

Le premier véritable archiviste de la Moselle ne fut nommé qu'en 1838 et encore avait-il d'autres fonctions à assumer. Les archives ne commencent véritablement à être structurées qu'à la fin du 19ème siècle. 

 

Souvent, ces auteurs anciens avaient des positions en vue dans la société, c'était des notables qu'on ne contestait pas et qui devaient publier pour conforter leur statut. De ce fait, et particulièrement pour le 19èmesiècle, le romantisme du siècle, les poussait à adopter des facilités et des raccourcis historiques qui aujourd'hui ne sont plus de mise.

 

De plus ces auteurs du 19èmesiècle étaient très marqués politiquement et chacun de leur livre ou de leur publications (articles) comportaient des références, des idées politiques qu’ils se devaient de faire passer, même si elles allaient à l’encontre de la vérité historique, des faits. Ils ont très souvent mis en valeur des personnages illustres en leur attribuant des réalisations faites par leurs subordonnés. [5]

 

Aussi, faut-il être critique en utilisant leurs publications, sans toutefois les négliger, car elles restent encore une source importante pour notre histoire.

 

Quoiqu'il en soit cette méthode de la compilation n'apporte jamais rien de neuf et ne fait que reconduire, reproduire et répéter à l'infini les mêmes informations, parfois, souvent, les mêmes erreurs initiales, erreurs qui finissent par devenir des vérités au fil des répétitions successives (On sait que la répétition est pédagogique). 

 

Si l’on veut produire un travail de qualité qui apporte de nouveaux éléments sur l’histoire de notre région, cette méthode est à proscrire absolument.

 

[1]De références pour les retrouver dans un ensemble d’archivage

[2]Ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui, on découvre toujours des documents qui n’étaient pas répertoriés ou sont mal classés

[3]Internet et autres bases de données

[4]La publication des ouvrages au 19èmesiècle sont pour la plupart fait à compte d’auteur et impliquait de leur part une certaine aisance, réservant ces publications aux notables ou organismes officiels, mairies, départements ou autres philanthropes

[5]Le fait de signer un document comme autorité ne fait pas de vous le réalisateur d’une étude ou d’un projet

Il existe encore d’autres méthodes, voici la mienne :

 

Je cherche dans les archives et dans les ouvrages d’histoires, dans les articles, toutes les informations traitant de près et de loin du sujet que je veux traiter.

 

Je les classe par ordre chronologique et je regarde la logique qui s'établit entre eux et avec d'autres événements locaux, nationaux ou internationaux.

 

Sur cette masse d'informations, j’apporte la critique logique nécessaire afin d'en déduire une véracité probable. Par manque d'informations, certains points ne peuvent être tranchés, je fais alors des hypothèses, les plus crédibles et logiques possibles.

 

En utilisant cette façon de faire, il m’arrive d’être en contradiction avec certains points de l'histoire reconnue. Il est alors quasiment impossible de rectifier, de corriger cette histoire "officielle". J'ai alors tendance à vouloir prouver ma version des faits en apportant les documents, les arguments allant à l'appui de ma thèse. Faisant cela, on rentre très vite dans un livre de spécialiste parfois difficile pour celui qui ne cherche qu'une approche globale du sujet. 

 

Du fait de ma façon de faire, à partir de documents originaux [1], je traite souvent des sujets qui n'ont jamais été abordé ou de façon très succincte. De plus, de cette façon je ne suis pas influencé par des écrits orientés et il m’arrive de trouver des documents peu connus voir inconnus qui apportent souvent un éclairage nouveau. 

 

Cette pratique de l'histoire est à même de vous assurer un récit le plus proche possible des faits tels qu'ils sont advenus, même si l'on sait que l'histoire est une science sociale toujours perfectible.

 

 

Pourquoi l’acheter ?

 

En premier lieu, il faut savoir qu'aujourd'hui entre 15 et 20% des français n'utilisent pas internet !

 

Un blog est un média par essence éphémère, un jour il s'arrêtera, un problème technique peut venir compromettre sa diffusion et sa pérennité, alors toutes les informations qu'il contient seront perdues à jamais. 

 

De plus le « Miscellannées » paraissant tous les ans constituent une suite, une collection éventuelle qui par son faible tirage ne perdra jamais de sa valeur pour les férus d’histoire locale, le temps passant, il sera même recherché.

 

Aujourd’hui le blog www.histoiredethionville est devenu de fait une base de données importante, plus de 240 articles différents que l’on retrouve dans l’ensemble des Miscellanées.

 

Dans chaque article, je conserve et cite intégralement les noms de famille et les métiers lorsqu’ils sont donnés, ce qui pour les généalogistes est très intéressant.

 

Le support papier sous la forme d'un livre sera toujours consultable chez vous ou en bibliothèque et cela indépendamment de la technique.

 

Et pour les amoureux des livres, le Miscellanées est un livre, même modeste !

 

[1]J’utilise beaucoup les actes notariés non sujets à être orientés mais dont l’exploitation est longue en recherches et souvent difficiles à remettre dans le contexte d’un sujet donné

 

 

Pourquoi le réserver à l'avance ?

 

En premier lieu le tirage en est très restreint soit environ 100 exemplaires, il est en général rapidement épuisé.

 

Le prix de souscription ou réservation est proche du prix de revient, puisqu'il n'y a pas d'intermédiaire. Lors de la mise en vente en librairie, le prix reste modique au regard du tirage restreint. 

 

La réservation ou souscription permet d'en assurer à l'avance la réalisation et la diffusion car il n'y a pas derrière l'édition de cet ouvrage de structure commerciale, ni de sponsor, ni d'aide structurelle d'aucune sorte.

 

Cette réservation ou souscription permet donc d'assurer sa viabilité, son existence même.

 

Le seul argument fondamental :

 

Être intéressé ou plus encore par l’histoire de sa ville ou de sa région

 

NB :

Le Miscellanées est un moyen d’assouvir une passion, un amour de sa commune, de sa région mais certainement pas un moyen d’enrichissement de son auteur sans même mettre en balance le nombre d’heures passées aux archives, à la lecture de textes souvent difficiles à déchiffrer ou à comprendre et ensuite le temps passé à écrire les articles, les mettre en forme, les illustrer, les faire éditer et les distribuer.

 

La semaine prochaine nous verrons un acte qui nous évoque la peste à 
Thionville en 1636 et toujours quelques mots sur le "Miscellanées 2019", 
sujet récurrent jusqu'au 5 février (date de fin de la souscription) 

 

Après cette mise en vente du Miscellanées nous reprendrons le dossier sur les fortifications de Thionville, couronné et double couronné, ponts écluses et magasins.

 

A remplir et renvoyer à l'adresse Histoire de Thionville è, rue Ausone 57100 Thionville

A remplir et renvoyer à l'adresse Histoire de Thionville è, rue Ausone 57100 Thionville

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Ouverture de la souscription pour le "Miscellanées 2019" et Testament d'un dragon de Thionville en 1674

Publié le par Persin Michel

Avant de voir dans un prochain article, la suite du dossier sur les fortifications de Thionville, ponts couverts et couronné de Yutz, je voulais vous informer de la parution prochaine du « Miscellanées 2019 » et de l’ouverture de la souscription pour le réserver au meilleur prix. Vous trouverez le bon de souscription à la fin du présent article.

Afin de ne pas vous faire un envoi juste pour l'ouverture de la souscription, je vous mets ci-dessous un petit article sur le testament d’un dragon de Thionville.

 

Ce testament est daté du 26 septembre 1674, le voici résumé :

 

Un dragon pendant les guerres napoléoniennes par Edouard Detaille

 

« Devant nous, Helminger, notaire à Thionville est comparu Dominique Clerff, âgé à ses dires d’environ 32 ans, actuellement dragon dans la compagnie du sieur de La Roche [1]en garnison à Thionville. 

 

Il nous a dit qu’il est sur le point de partir de cette ville avec toute la compagnie des dragons par ordre de sa majesté pour marcher à la guerre.

 

Craignant d’être tué à la guerre ou d'y  mourir par un autre cas fortuit durant cette campagne pendant qu’il sera absent de Thionville sans avoir disposé du peu de bien que Dieu lui a donné, il prend de son plein gré et de sa volonté la disposition suivante :

 

Au cas qu’il vienne a être tué ou a mourir à la guerre pendant son absence de la ville, il veut qu’Antoine Clerff, son père, à l’exclusion de ses frères, sœurs, parents, hérite de tous ses biens meubles et immeubles qui lui viennent de la succession de sa mère, Agnès Scholler.

 

Il aura l’usufruit sa vie naturelle durant de cet héritage.

Si Dieu lui fait la grâce de le conserver en vie et qu’il revienne à Thionville à l’issue de cette campagne, cette disposition sera à considérer comme nulle et sans valeur. »

NB :    Il ne sait pas signer.

 

 

[1]Monsieur Etienne Girault de la Roche, écuyer, lieutenant-colonel de dragons au régiment de Caylus puis de Lautrec, lieutenant de la ville de Thionville en 1643, décédé à Thionville le 1722, inhumé dans la chapelle du Rosaire (Voir Miscellanées 2019). Il avait épousé Catherine Scharff et fut seigneur de Bétange comme son père Claude Girault de la Roche. Il fut donc à la tête d’une compagnie de dragons à Thionville en 1674.

Il faut dire que les dragons dont beaucoup de régiments furent créés en 1674 eurent rapidement une grande aura parmi les armées du fait de leur bravoure et abnégation. De ce fait, ils laissèrent de nombreux morts sur les champs de bataille comme le montre le passage ci-dessous :

Extrait

Extrait

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MISCELLANEES 2019

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Fiche de souscription

Fiche de souscription

Le prix de souscription est de 15 € TTC pour les villes et villages limitrophes de Thionville, il sera livré gratuitement dans votre boite aux lettres.
 
Pour les villes et villages plus éloignés, le prix de souscription est de 20 € comprenant les frais d'envoi.
 
Pour les personnes qui ont acheté le "Miscellanées" tous les ans, vous voyez que ce N°5 porte l'année 2019. L'ouvrage contient bien les articles parus sur le blog en 2018, l'explication se trouve dans l'introduction de l'ouvrage. 

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