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Histoire de Thionville et des villages alentours

Histoire de Thionville et des villages alentours

Numéro ISSN: 2492-2870 Histoire de la ville de Thionville et des villages alentours à partir de documents d'archives

Articles avec #thionville 21eme siecle catégorie

Publié le par Michel Persin
Publié dans : #Thionville 21ème siècle
2017 - Thionville - "Histoire de l'ancienne chapelle des lépreux"

Sortie le 4 mai, le livre est maintenant en vente depuis 2 mois est le tirage est pratiquement épuisé.

Merci à toux ceux qui n'ont encouragé et dont les remarques vont me permettre d'apporter quelques améliorations aux ouvrages qui vont suivre.

 

Dans mes livres qui résultent de recherches poussées dans des documents d'archives originaux, je mets le maximum de renseignements, afin que d'autres passionnés puissent y trouver des informations précises.

 

J'y évoque souvent des sujets connexes au sujet principal, ainsi dans l'histoire de la chapelle des lépreux, je présente avec précision:

 

La vérification des poids et mesures à Thionville

La tombe de François Leclerc, dernier propriétaire de la chapelle

La porte armoriée de la rue de Jemmapes

et bien d'autres sujets....

 

Je mets également tous les noms de familles trouvés dans les documents, car c'est une mine d'informations pour les nombreuses personnes qui font des recherches généalogiques.

 

A contrario, les lecteurs qui ne cherchent qu'une histoire générale du sujet traité sont parfois gênés par un grand nombre d'informations qui ne les intéressent pas forcément.

 

Dans mes prochains ouvrages, je garderai les notes de bas de pages qui sont là pour apporter des précisions sur un mot, un contexte. On peut ne pas y prêter attention, ne pas les lire, cela ne nuit pas à la compréhension de l'histoire.

 

Par contre, les sujets connexes seront renvoyés en fin d'ouvrage dans un chapitre spécial, où les passionnés pourront dénicher les informations dont ils sont friands, sans que cela n'interfère avec le sujet principal.

 

La chapelle Saint-François de Thionville
Solarisation d'une photo de la chapelle

 

Pour en revenir à l'ouvrage, il ne reste dans les différents points de vente qu'une vingtaine d'exemplaires avant l'épuisement complet du tirage.

 

Aussi, si vous partez en vacances, emportez avec vous un peu de votre ville en mettant dans vos bagages, les 200 pages de l'histoire de cette chapelle des lépreux.

Si pendant vos vacances, vous restez à Thionville, plongez-vous dans le passé de cette chapelle et de son histoire.

 

Les 16 et 17 septembre 2017, auront lieu les Journées du Patrimoine, la chapelle des lépreux de la ville et son homologue de Thionville-Beuvange, font partie intégrante du patrimoine de la ville, avec ce livre vous garderez une histoire de ce patrimoine, pour vous, vos enfants et les générations suivantes. N'attendez pas, septembre, le tirage sera épuisé !

 

Où trouver le livre:

 

A Thionville:

 

Espace Culturel Leclerc au centre commercial des Capucins

Aux archives communales - 38, rue du vieux collège 

A l'office de tourisme - place Anne Grommerch (Nouveau point de vente)

 

A Terville:

 

Au Cultura, ZAC du Linkling 3, rayon "régionalisme"

 

Un nouveau point de vente à Thionville:

L'office de tourisme, place Anne Grommerch  (place du marché).

L'office de tourisme de la ville

L'office de tourisme de la ville

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Publié le par Michel Persin
Publié dans : #Thionville 21ème siècle
En couverture l'ancienne synagogue de Thionville

En couverture l'ancienne synagogue de Thionville

Depuis trois années, fin janvier, paraît le Miscellanées de l'année précédente.

Pour rappel le "Miscellanées" est un recueil de tous les articles parus l'année précédente sur le blog, donc cette année paraît le Miscellanées regroupant les articles parus en 2016.

Il se présente comme un livre de 119 pages au format A4, avec de nombreuses illustrations couleurs, afin que les personnes n'ayant pas accès à internet puissent lire et garder les articles parus. La version papier est déposée aux archives municipales et au Puzzle, car c'est aussi une mémoire de l'histoire de la ville.

 

Cette année pour la première fois quelques exemplaires seront disponibles à la vente au Média Culture Leclerc des Capucins à Thionville, à compter du 1er février.

 

NB: Miscellanées veut dire mélange, car nous avons là un mélange d'articles sur divers moments de l'histoire de la ville.

 

Vous trouverez ci-dessous un aperçu de quelques pages intérieures du livre.

Le sommaire

Le sommaire

THIONVILLE - Histoire - Le "Miscellanées" 2016 est paru
THIONVILLE - Histoire - Le "Miscellanées" 2016 est paru
THIONVILLE - Histoire - Le "Miscellanées" 2016 est paru

Les personnes intéressées peuvent l'acheter à l'espace culturel E-Leclerc de la Cour des Capucins à Thionville.

 

En bas à gauche de la photo

 

Ou bien le commander en m'adressant un mail ou un courrier aux adresses suivantes:

via la messagerie du blog: www.histoiredethionville.com

à l'adresse mail du blog: histoiredethionville@gmail.com

par courrier à l'adresse:  Blog histoiredethionville  7, rue Ausone 57100 Thionville

 

Pour rappel, le prix de vente est de 17 € TTC pour les habitants de Thionville et de 20 € comprenant les frais d'envoi pour les habitants hors de Thionville.

 

Certains l'appellent familièrement "Le miscel"  !

 

Le tirage est très limité donc n'attendez pas si vous êtes intéressés.

 

 

 

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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 21ème siècle
 Thionville - Exposition: Tout pour la musique

L’année démarre en fanfare pour le service des archives municipales de Thionville qui vous propose, à la Tour aux Puces, du 27 janvier au 5 mars 2017, une exposition intitulée « Tout pour la musique ».

Sans remonter aux trompettes de Jéricho, les Archives, à travers de nombreux documents écrits et iconographiques, nous montrent que la musique a toujours occupé une place majeure dans la vie quotidienne des Thionvillois. En effet le thème de la musique se trouve partout aussi bien dans les hôtels particuliers que dans la maison de Dieu où des angelots musiciens n’hésitent pas à attirer le regard du visiteur. Et pour rester dans l’univers culturel, quel meilleur endroit qu’une église pour venir assister à un récital d’orgue d’autant qu’en matière de jeux d’orgues Thionville est richement pourvu.

Pour revenir dans le monde profane, un autre édifice va bien sûr être au cœur de la vie musicale de la ville : le kiosque à musique. Les sociétés musicales, dont la première voit le jour en 1861, composées d’amateurs, vont être « concurrencées » par les musiques militaires des régiments allemands ou français qui ont stationné dans cette ville de garnison. Chacune rivalisera d’adresse pour satisfaire les oreilles les plus aguerries.

Ces groupes musicaux vont aussi côtoyer au cours du XXe siècle de nombreuses chorales. Soulignons que dans la première moitié du siècle ces dernières, exclusivement confessionnelles, étaient chargées de chanter des chants religieux. Il faudra donc attendre l’après-guerre pour voir apparaître des chorales profanes ouvertes à un répertoire plus éclectique.

A côté des musiques militaires, il ne faut pas oublier de mentionner l’existence de la musique des sapeurs-pompiers qui, à quelques années près, n’est pas loin de fêter son centenaire puisque cette dernière a vu le jour en 1920. Cette formation qui est aujourd’hui de toutes les manifestations nationales (14 juillet, 11 novembre, fête de la musique) a connu son heure de gloire en obtenant le titre de « Musique principale des pompiers de France ».

Mais n’oublions pas que tous ces musiciens et chanteurs ont appris leur art en passant par des conservatoires comme celui de Thionville qui est passé d’une petite école de musique à un établissement moderne où les élèves peuvent évoluer dans un bâtiment moderne entouré d’un sérieux corps professoral. Preuve de la qualité de l’enseignement délivré, le conservatoire de Thionville s’est vu élever au rang de « conservatoire à rayonnement communal ».

Mais que seraient ces artistes en herbe sans instruments et partitions. C’est là qu’interviennent les commerçants locaux qui vont avoir la lourde tâche de fournir cette clientèle exigeante. D’autres marchands, par contre, participeront simplement à la diffusion de la musique en vendant des disques et des radios. D’ailleurs dans ce domaine, certains franchiront le pas en les fabriquant eux-mêmes comme Jean Chillès qui créera sa propre marque « Melodia ».

L’apprentissage de la musique peut conduire au succès mais encore faut-il avoir du talent. Néanmoins nombreux sont les enfants natifs de Thionville qui ont su tout de même faire de leur vie une partition sans anicroche. Parmi ces artistes de renom citons le compositeur Joseph de Boismortier et plus près de nous le chef-d’orchestre Ernest Bour, Sophie Huriaux dite « La Grande Sophie » et bien d’autres artistes.

Cette exposition, qui est accompagnée d’un catalogue de 52 pages en vente aux Archives municipales et à la Tour aux Puces, est à découvrir à votre tempo.

 

Frédéric Gaudinet

 

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Publié le par Michel Persin
Publié dans : #Thionville 21ème siècle
La couverture du livret sur l'histoire de l'église Notre Dame

La couverture du livret sur l'histoire de l'église Notre Dame

A l'occasion des soixante ans de l'église Notre Dame de l'Assomption de Thionville Saint-François, la paroisse a édité un livret retraçant l'histoire de l'église. 

(Format A4 - 90 pages -nombreuses illustrations couleurs) 

Vous y découvrirez l'histoire des chapelles ayant précédées l'église actuelle:

- La chapelle des lépreux remontant à la léproserie de Thionville au moyen-âge dont le bâtiment désacralisé existe toujours.

- La chapelle provisoire réalisée en 1937/1938 dans l'ancienne salle de spectacle créée en 1908 dite la "Kaiserhalle" qui deviendra par le suite le "Grand Trianon"

Enfin, la construction de l'église Notre Dame actuelle, réalisée dans un ancien bâtiment édifié par les allemands et non terminé en 1945, devant servir de laiterie.

Après avoir découvert sa construction, son équipement et sa riche décoration,  vous découvrirez au fil des pages et des nombreuses photos d'époque, la vie de la paroisse Notre Dame au travers de ses réalisations les plus marquantes.

Sa chorale, son atelier et toutes les associations qui concourent à en faire une paroisse vivante.

Vous connaîtrez aussi l'origine et l'évolution de la Saint-Fiacre (patron des jardiniers), fête du quartier, qui se tient tous les ans à l'arrière de l'église et connaît toujours un beau succès.

 

Pour 8 € 

 

Vous pouvez acheter le livret au secrétariat du presbytère de la paroisse au 37, avenue de Guise à Thionville  du lundi au vendredi 14h-18h

Tél: 0382532581

 

http://saintefamille.over-blog.org

 

 

 

La saint Fiacre en 2016

La saint Fiacre en 2016

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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 21ème siècle

 

SOMMAIRE de l'ouvrage

 

Introduction                                                                                                                    

1739 – Pauvres, mendiants                                                                                             .      

1737 - Thionville "Agnès de Bock vend sa maison..."                                                 

1704 – Un duel à Thionville                                                                                                    

1748 – Le bourreau de Thionville                                                                                            

1706 – Les bourreaux de Thionville                                                                       

1705 – Thionville : Rubrique faits divers                                                                              

1673 à 1846 – Les ponts de Thionville (1ère partie)                                               

1846 – 1974  - Les ponts de Thionville (suite et fin)                                                   

2015 – Culture – Patrimoine et « Malgré-nous »                                                                 

1837 – 1914  Thionville-Volkrange – Nicolas Noël (1ère partie)                                            

1837 – 1914 Thionville-Volkrange – Nicolas Noël (suite)                                           

1837 – 1914 Thionville-Volkrange – Nicolas Noël (suite et fin)                                            

1707 – Thionville : Réception d’un boulanger                                                            

1691 – Sur le chemin de Cattenom à Thionville                                                           

1705  - Thionville-Volkrange :  La fête au village                                                                     

1705  - Thionville-Volkrange :  La fête au village (suite1)                                         

2015 – Livre « Patrimoine »                                                                                                        

1705 – Thionville-Volkrange : La fête au village (suite 2)                                         

1705 – Thionville-Volkrange : La fête au village (fin)                                                 

2015 – Bilan et pistes pour 2016                                                                                  

2015 –  Souces                                                                                                                

Le 15 février, la deuxième édition du Miscellanées d'histoires de Thionville sera disponible en consultation aux archives de la ville, mais vous pourrez aussi vous la procurer en la commandant par la messagerie du blog ou à l'adresse mail: 

 

histoiredethionville@gmail.com

 

87 pages au format A4, dos carré

Nombreuses illustrations couleurs

15 € TTC

 

Pour rappel;  Cet ouvrage regroupe tous les articles (mélange = miscellanées) parus sur ce blog en 2015

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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 21ème siècle
21 novembre 2015 - "Patrimoine" le RPL en parle...

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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 21ème siècle

INFORMATION:

 

Le 1er octobre 2015, sera lancé une souscription pour l'ouvrage suivant:

 

Thionville - Patrimoine humain et culturel 

soldats, monuments, croix votives et bilstocks

pour les quartiers et ville de Terville - Veymerange - Elange - Volkrange - Beuvange 

 

En avant-première, vous trouverez ci-dessous, le bon de souscription en deux pages distinctes.

 

recto du bulletin de souscription

recto du bulletin de souscription

Verso du bon de souscription

Verso du bon de souscription

C'est à la demande de plusieurs personnes que cet ouvrage a été réalisé tout en couleur en associant les monuments aux morts et les soldats des villages concernés avec les croix votives et bildstocks.

 

Ces personnes veulent avoir un exemplaire sur papier et n'être pas obligé d'utiliser internet car elles n'en sont pas familières, elles comptent aussi offrir ce livre à Noël ou pour des événements particuliers.

 

Le livre regroupe, on prenant en compte de nouvelles recherches faites en 2015 (textes et photos), les 2 livrets (N&B) parus en 2011. Il est donc plus complet avec des illustrations couleurs,  un index de plus de 350 noms propres et une annexe regroupant des documents inédits.

Si ce livre vous intéresse, il suffit de m'en faire la demande par la messagerie du blog ou à l'adresse mail ci-dessous:

 

histoiredethionville@gmail.com

 

Je vous ferai parvenir le fichier PDF du bon de souscription, qu'il suffira de compléter et de retourner avec le réglement, à l'une des adresses indiquées sur le bon.

 

A bientôt sur le blog.

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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 21ème siècle

En 2011, j’ai édité deux livrets :

 

1 - « Croix votives et bildstocks » avec en complément dans le même livret, « La maison des vignes » et « la maison blanche » à Veymerange.

 

2 – « Soldats et monuments 1914-1918  1939-1945 »

 

Ces deux livrets avaient chacun moins d’une centaine de page. Au fil de mes recherches sur l’histoire de ces « villages d’en bas » que sont Terville, Veymerange, Elange, Volkrange, Metzange et Beuvange-sous-Saint-Michel et dont certains sont devenus depuis 1967/1968 des quartiers de Thionville, de nouvelles informations, de nouvelles photos ont été retrouvées, tant sur les croix que sur les monuments aux morts et soldats.

 

A la demande de certains de mes lecteurs, J’ai donc fait une mise à jour de ces livrets et je les ai rassemblés en un seul ouvrage de 150 pages, tout en couleur.  Il est actuellement en cours de rédaction et de mise à jour et devrait paraître courant octobre 2015.

 

Je voudrais profiter de cette annonce pour faire ici le point sur quelques questions et remarques qui me sont remontées de mes lecteurs.

 

Pourquoi ce blog ?

 

J’ai fait une page sur le sujet  parue le 16 août 2013  à voir en cliquant sur le lien ci-dessous 

http://www.histoiredethionville.com/précisions-sur-le-blog

 

Concernant l’histoire générale de la ville de Thionville, je voudrais vous conseiller les pages d’histoire qui figurent sur le site web de la mairie. http://www.thionville.fr/

 

Mon blog ne fait qu’apporter des précisons, des rectifications, des commentaires, des documents inédits, en quelque sorte une histoire des sans grade, des inconnus, des simples quidams qui ont fait l’histoire de la ville et des villages alentours mais qui n’ont pas laissé dans l’histoire de la région, d’autres traces que celles qui figurent dans les actes notariés, de la prévôté, du bailliage, de l’état civil, des annales, de la presse ou leur nom et celui de leur parenté, gravés sur un monument funéraire au cimetière.

 

Ce sont ces gens là qui ont subi, souvent,

qui ont fait, quelques fois,

mais qui toujours ont participé, à l’histoire nationale et internationale de notre pays.

 

C’est à travers leur vie de tous les jours, leurs liens familiaux et amicaux ou professionnels que l’on peut appréhender ces époques historiques.

Tous ces actes de la vie de tous les jours avec leur lot de joies, de peines, leur coup du sort peuvent avec le temps, nous sembler vains et anodins, tous ces actes  c’est juste ce qui émerge encore de leur vie, quand les années et l’oubli sont passés.

 

Et parfois, on peut relativiser, voire corriger l’histoire trop générale que l’on a appris en partie de nos historien du 19ème siècle.

Dans un prochain article, je donnerai quelques exemples frappants de ce décalage entre l'histoire officielle et la petite histoire, car il est certain que la généralisation est fille de la synthèse et souvent mauvaise fille !

 

C’est quoi la Culture ?

 

Je ne vais pas ici commencer un débat mais simplement redonner une définition :

 

« La culture est un ensemble organisé de comportements appris et de résultats de comportements, dont les éléments composants sont partagés et transmis par les membres d'une société particulière. »

 

La culture est essentiellement affaire de tradition.

 

Au moins la définition est claire, notre culture est assez facile à identifier, les autres cultures aussi. Bien entendu « les cultures » peuvent se côtoyer, se superposer ou s’interpénétrer et créer ainsi à plus ou moins long terme une autre « culture ». Mais souvent ce n’est pas simple et les soubresauts sont monnaies courantes.

 

C’est quoi le patrimoine ?

 

Pour faire simple, le patrimoine c’est ce qu’on hérite de nos pères.

 

« Père » devant être entendu ici, comme une notion très large, car ce que j’hérite de ma mère, de ma tante ou du cousin germain de mon voisin devient aussi mon patrimoine !

 

Ce patrimoine peut être un somme d’argent,  de l’immobilier, des terrains, des aptitudes physiques ou morales, une éthique, une éducation, des préjugés, une histoire, une langue, une écriture, bref, c’est une enveloppe qui peut contenir beaucoup de choses.

 

Cette enveloppe contient de facto « la culture » et cette culture que j’hérite, viens de nos pères au sens large.

 

Tout cela pour en venir au fait que la culture est dans mon patrimoine. Que la grande et petite histoire régionale sont mon patrimoine et ma culture.

 

Bien entendu, on peut aussi « adopter » une autre culture par intérêts intellectuel ou affectif, mais il est difficile d’oublier sa propre culture, on devint donc de fait multiculturel.

On peut alors transmettre plusieurs cultures dans son patrimoine.

 

Voilà quelques notions simples qu’il est utile de relire pour bien comprendre l’histoire si spécifique de notre région ou des alternances de nationalités, parfois longues et difficiles ont « bousculé » [1] parfois profondément la vie des gens.

 


[1]  « Bousculer est un bien faible mot, quand  dans une famille, 2 ou 3 fils tombent en Russie en 1917 à 20 ans.

 

Les 2 livrets évoqués en début d’article traitent, pour le premier, des croix votives, bildstocks et croix des chemins, petits monuments populaires dont l’histoire fait partie intégrante de notre culture et de notre patrimoine commun.  Le second, nous retrace l’histoire des monuments aux morts et des soldats de nos villages qui sont tombés lors des deux guerres mondiales, là aussi nous sommes au cœur du sujet, culture et patrimoine.

 

Ces soldats, ces jeunes hommes dont les noms figurent sur nos monuments aux morts,  ont combattu presque exclusivement dans les armées allemandes et pour la plupart sont morts sur le front Est, en Pologne, en Russie, dans les Balkans.

 

Pour avoir échangé avec plusieurs personnes sur ce sujet malheureusement encore sensible des malgré-nous et avoir essuyé quelques remarques abruptes, genre « Yakafoquon ». Ces personnes prennent l’exemple rare de quelques soldats de nos villages tués dans l’armée française  et vous assènent :

 

« Ils n’avaient qu’à pas y aller » ou « Ils n’avaient qu’à se sauver, déserter »

 

Concernant la dernière guerre, je voudrais juste rappeler quelques vérités premières :

 

Les quelques exemples de soldats de nos villages morts dans l’armée française sont pour la plupart des jeunes gens incorporés dans l’armée française juste avant la déclaration de guerre et qui se sont retrouvés avec peu de chance de survivre face à une armée allemande mécanisée et moderne.

 

Quelques uns, incorporés dans l’armée d’Afrique ont effectivement prit part au débarquement en Provence et à la libération de la France.

 

Enfin, ceux qui ont survécu à la débâcle de 1940, démobilisés, ont regagné leur foyer en Moselle, en Alsace avec l’autorisation et la bénédiction des autorités françaises et au mépris de toutes les conventions internationales, se sont retrouvés incorporés de force dans l’armée allemande et envoyés sur le front Est où ils sont morts par milliers.

 

« Ne pas y aller »

 

Certains, se sont cachés pendant toute la durée de la guerre et furent recherchés par les autorités allemandes. Les parents mentaient, disant ne pas savoir où étaient leurs fils, au risque qu’ils soient découverts ou dénoncés.

 

Beaucoup, ont fuit, surtout des alsaciens proches de la frontière Suisse, mais dès 1943, les familles des fuyards, furent déplacées en Allemagne du Nord, déportées dans des camps de sinistres mémoires, ou fusillées.

 

Il faut aussi prendre en compte l’organisation et les méthodes de l’administration allemande qui ne laissaient que peu de place à l’approximation et à l’oubli. Ceux, qui comme moi, fréquentent les archives, connaissent la précision et la qualité des renseignements qu’on trouve dans les fiches, les comptes rendus, les recoupements de cette administration.

 

« Déserter »

 

Là aussi, beaucoup l’on fait. Mais la plupart des incorporés de force, étaient envoyés sur le front russe et quand ils se rendaient aux troupes russes, ils étaient fusillés sur le champ n’arrivant pas à expliquer leur situation.

Les plus chanceux, prisonniers, furent mis dans des camps comme « Tambow » (voir le site : www.nithart.com/incorpor.htm) où ils sont morts de faim et de travail forcé. De plus, les russes ne les ont libérés qu’avec réticence souvent plusieurs années après la fin de la guerre.

La France, alors largement communiste, avait peur de l’image négative que pouvait engendrer le récit de ces soldats sur une idéologie, que le 13 février 1979, Georges Marchais (PC), jugeait encore « globalement positive »

 

Enfin, ils sont rentrés, parfois encadrés par la police ou l’armée, avec le bien triste rôle, de perdant, de traître, dans une France qui avait largement collaboré et n'avait dû son salut qu’à la détermination et la puissance industrielle des anglo-saxons et à quelques français résistants, maquisards et soldats partis rejoindre Londres.

 

Les quelques uns qui se permettent de porter des jugements à l’emporte pièce, devraient juste se demander ce qu’ils auraient fait dans la même situation...

 Il n’est pas du tout certain qu’il n’y soit pas aller ou qu’ils aient déserté.

 

 

1970, un malgré-nous  m’a raconté ce qui suit :

 

En 1943,  il avait 20 ans, travaillait à l’usine De Wendel à Hayange, habitait à Florange.

Un jour qu’il rentrait à pied de son travail, un camion de l’armée allemande s’était arrêté à coté de lui, et on l’avait « invité » à monter.

Là, on lui a signalé qu’il n’avait pas répondu à la convocation lui enjoignant de se présenter à la caserne. Lui et sa famille ne parlaient pas allemand et peu le « platt ».

Il fut incorporé de suite et envoyé en Allemagne pour une rapide formation militaire puis dirigé sur le front Est avec un bataillon où il était le seul Mosellan, avec aussi quelques alsaciens. Il faisait froid,  ils marchaient pendant des heures,  harcelés par les troupes Russes et puis une nuit, ils se battirent à coups de grenades, de trous d’hommes à trous d’homme. Au matin, la moitié de sa section était hors de combat. Alors, désespéré, il a décidé de se tirer une balle dans la main, après avoir mis une tranche de pain entre sa main et son gant pour éviter une brûlure autour de la blessure, synonyme de blessure volontaire donc de condamnation à mort.

 Il passa en conseil de guerre, au bénéfice du doute, il fut rapatrié en Allemagne où on le  soigna.

Mais voilà, bientôt les américains débarquèrent en Normandie et il fut envoyé sur ce nouveau  front. En rejoignant à pieds, le régiment où il avait été affecté, il entendit le vol chuintant d’un obus et se réveilla quelques jours après dans un hôpital de campagne américain avec la jambe droite coupée sous le genou.

La guerre prit fin,  il rentra dans sa famille à Florange, la main gauche estropiée, la jambe droite coupée sous le genou, il avait 22 ans et il était vivant, n'avait pas revu sa famille depuis ce fameux jour de 1943, où un camion s'était arrêté sur le chemin de son usine à sa maison.

 

Plus tard, il fut appareillé, trouva un emploi adapté à ses handicaps et fonda une famille.

 

Je l’ai connu fataliste et sans haine, juste amer d’entendre trop souvent

parler les « Yakafoquon»

 

Sur les malgré-nous, internet donne accès à de nombreux sites comme: 

http://www.malgre-nous.eu/

 

Voilà juste une petite mise au point sur ce sujet encore sensible dans les familles et trop méconnu du grand public.

 

Le prochain article évoquera une famille de Volkrange au destin assez surprenant.

 

George Nospeld, de Thionville-Elange, tué le 28 décembre 1943 à Béchy en Ukraine, âgé de 20 ans.

George Nospeld, de Thionville-Elange, tué le 28 décembre 1943 à Béchy en Ukraine, âgé de 20 ans.

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Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Thionville 21ème siècle

Bonjour à tous,

 

Certains m'ont demandé d'avoir sous forme papier, l'ensemble des articles parus sur le blog depuis le début soit de janvier 2013 jusqu'à décembre 2014.

 

Aujourd'hui, c'est possible sous la forme d'un livret de 81 pages, au format A4, contenant 33 articles touchant à de multiples aspects de l'histoire de Thionville ou des villages alentours.

 

Ce livret est consultable gratuitement aux Archives Municipales de Thionville.

 

Vous pouvez aussi vous le procurer pour 15€ franco de port en me laissant un message par la messagerie du blog et en me donnant votre adresse.

 

 

 

 

Couverture du livret - Format A4 - 81 pages - Illustrations couleurs.

Couverture du livret - Format A4 - 81 pages - Illustrations couleurs.

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