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Histoire de Thionville et des villages alentours

Histoire de Thionville et des villages alentours

Numéro ISSN: 2492-2870 Histoire de la ville de Thionville et des villages alentours à partir de documents d'archives

Articles avec #villages d'en bas catégorie

Publié le par Persin Michel
Publié dans : #Villages d'en bas

Sauf Terville, tous ces villages sont aujourd'hui des quartiers de Thionville, Quartiers souvent résidentiels où les lotissements ont lentement assiégé le coeur des anciens villages. Avant les années 1970, c'était des villages essentiellement agricoles qui bien qu'indépendants les uns des autres (sauf Metzange qui fit toujours partie intégrante de Volkrange) ont toujours été liés par des liens ancestraux.

Si nous remontons avant l'an mille, la campagne à l'ouest de Thionville, n'était qu'une succession de petits hameaux ou écarts de quelques maisons (faites de bois et de pisé) souvent regroupées autour d'une grosse exploitation agricole, elle même n'étant très souvent que la continuité plus ou moins régulière d'anciennes "villas" gallo-romaine.

Lors de la christianisation de notre région, certains villages, parce qu'ils appartenaient, tout ou partie, à des abbayes ou à des chapitres de grandes villes, eurent très tôt une chapelle comme à Veymerange, mais en règle générale, les églises furent construites au centre géographique de plusieurs écarts ou hameaux et idéalement sur une hauteur afin de fédérer au mieux un ensemble d'habitations, donc de populations qui avaient vue sur l'église et quelques kilomètres à faire pour s'y rendre et s'y retrouver. N'oublions pas que ces populations avaient la même culture, les mêmes centres d'intérêts; ils étaient paysans en grande majorité.

Il y avait le laboureur, exploitant une grosse ferme qui souvent ne lui appartenait pas mais qu'il avait en bail où il employait plusieurs ouvriers agricoles (manouvriers) qui habitaient de petites maisons groupées autour de la ferme. Quand les travaux agricoles ralentissaient suivant la saison, ces manouvriers étaient aussi vannier, bucheron, maçon, tisserand... Certains devinrent ainsi des artisans à temps plein.

Plus tard, viendront s'agglomérer autour de ce noyau primitif, quelques artisans et quelques commerçants. Ces écarts ou hameaux deviendront de vrais villages qui dès lors, demanderont et obtiendront une église, puis une école. Les liens d'origine entre ces villages restèrent vivaces très longtemps, même si aujourd'hui devenus résidentiels, ils les perdent peu à peu.

Donc, dans ce schéma général, l'église de Volkrange située sur une hauteur fut ce qu'on a appelé l'église mère des villages alentours, précisément de Beuvange, Veymerange, Elange, Terville et même Marspich. Comme ces villages étaient situés géographiquement plus bas que Volkrange, on les appelait alors les villages d'en bas.

Volkrange était la paroisse (même si Veymerange avait déjà une chapelle) et le centre adminstratif civil (seigneurie) de tous ces villages. Après la révolution, chaque village devient autonome, toutefois au début du 19ème siècle, un regroupement administratif et paroissial fut réalisé entre Terville, Veymerange et Elange. Veymerange en étant le centre géographique en devint aussi le centre administratif bien que moins peuplé que Terville et cela dura pratiquement tout au long du 19ème siècle.

Voilà un court résumé de la trame, a commencé, l'histoire de ces villages dont nous serons amenés à reparler en mettant en ligne quelques actes les concernant.

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Publié le par Michel Persin
Publié dans : #Villages d'en bas

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Publié le par Michel Persin
Publié dans : #Villages d'en bas
Les croix votives et bildstocks de Terville, Veymerange, Elange, Volkrange et Beuvange

En 2011 est paru un petit opus de 60 pages sur les croix votives et bilstocks de Terville, Veymerange, Elange, Volkrange et Beuvange avec de nombreuses photos anciennes et actuelles et un historique de ces petits monuments de notre patrimoine. Ces croix ou bildstocks ont été peu étudiés car les sources manquent cruellement. Edifiés en général par des particuliers, ils n'ont laissé que peu de traces dans les archives. Malmenés par le développement et l'extension de nos villages, ils ont subit des sorts variables et souvent peu enviables, terminant parfois dans le hérisson d'une nouvelle route ou jeté au fossé, servant de pierres de réemploi. Toutefois, les choses évoluent et les municipalités ont tendance aujourd'hui à leur prêter plus d'attention, aidés en cela par des associations de sauvegardes.

L'ouvrage est disponible au prix de 10€ chez l'auteur que vous pouvez joindre à l'adresse micpersin@gmail.com ou au 03.82.54.10.61

Caractéristique de l'opus: Format A4, couverture couleur, 60 pages N&B, agrafé à cheval.

Couverture de l'opus sur les croix.

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