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1677 - Thionville Fortifications

Publié le par Persin Michel

Le 4 avril 1677 Pierre Du Bois (Dubois) meunier des moulins de la ville s'est engagé envers Jean Jacquet, entrepreneur des fortifications de la ville et citadelle de Metz et de Thionville pour faire planter tous les pieux pour les chevalets des ponts de communications dans les fossés de la place de Thionville avec des chapeaux au-dessus des pieux qui seront attachés avec de grosses chevilles de bois ou des broches de fer.

Les pieux seront chassés avec un mouton qui sera de 3 pieds et demi de long si bien que les pieux ne puisse pas être arrachés.

Les chevalets seront payés à raison de 22 sols par chevalets qui seront à une distance de 6 pieds de milieu en milieu sur 4 pieds de largeur.

Le sieur Dubois exige que les bois nécessaires lui soient livrés sur place ainsi que les ouvriers.

Ledit Dubois sera tenu de payer le fer et les cordages pour son mouton qui lui seront fourni une première fois, après quoi il sera tenu à l'entretien de son mouton.

Il se mettra au travail incessamment et en continuité jusqu'à ce que le travail soit terminé comme si c'était ses propres affaires et pour le Roi.

Le paiement du travail lui sera fait à proportion et à mesure de l'avancement du travail.

Nota:

Les fossés des fortifications comportaient des chemins de ronde et de communications entre les différentes parties de la ville. Ces chemins étaient en bois montés sur des chevalets.

Un mouton est un engin pour enfoncer les pieux en tapant dessus.

Pierre Dubois était meunier des moulins de la ville, mais il était aussi un expert dans la construction et l'entretien des moulins. Ainsi, c'est lui qui convertira le moulin à foulon de Beauregard en moulin à farine sur demande d'Etienne Blanchard d'Argelé, lieutenant du Roi et major de la place de Thionville depuis 1681, qui venait de l'acquérir.

Il avait aussi le moulin de Boler.

La prochaine fois nous parlerons un peu des villages autour de Thionvile.

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Du nouveau sur le blog Thionville histoire locale

Publié le par Michel Persin

Du nouveau sur le blog Thionville histoire locale

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1680 - Jean Hofman, maître charron à Thionville

Publié le par Persin Michel

Bonjour à tous, me voilà rentré de vacances, je reprends donc le fil de l'histoire locale de notre ville et de ses faubourgs.

Le 31 mai de cette année,  je vous avais parlé d'un ouvrage à venir sur l'histoire de Terville (voir la page concernée) et bien la parution devrait avoir lieu d'ici 1 mois, vous pouvez donc si vous êtes intéressés, réserver ce livre au prix de souscription de 25 € frais de port inclus en me laissant un message à l'adresse mail micpersin@gmail.com je vous enverrai alors un bon de commande avec mon adresse. Après parution le livre sera vendu 30 €

Passons maintenant à l'acte du 16 février 1680 concernant une commande passée par le maréchal de camp des armées du Roi et lieutenant général de l'artillerie auprès de Jean Hofman, maitre charron à Thionville, afin qu'il fournisse au magasin de la ville les fournitures suivantes:

Premièrement de "raccommoder" 6 échelles à roulettes en bois pour servir en cas de feu et cela à raison de 6 deniers pour chaque échelle.

Puis, de fournir un essieu neuf au chariot portant le corps du gros canon de place.

Plus 3 essieux pour des canons de 8.

Il fera aussi 5 essieux pour des pièces de 6 dont on prendra les essieux ébauchés et les roues sur un vieux chariot à porter le canon de la place qui se trouve dans le magasin.

Il faudra aussi un essieu pour un affût de pièce de 4.

Tous les essieux lui seront payés à raison de 20 sols chacun.

Il devra aussi préparer et couper du bois pour ébaucher 100 gentes outre celles qui sont déjà dans le magasin à savoir 33 pour les canons de 33 et de 24. Le reste pour les pièces de 8, 6 et 4. Ce bois lui sera payé 10 livres tournois.

Il faudra aussi qu'il ébauche du bois de chêne pour faire 200 rayons de roues, pour cela il aura 10 livres tournois. Il devra aussi faire des moyeux à raison de 5 sols la paire.

Et puis, il devra fournir du bois pour 50 leviers de 7 pieds de longueur et 20 maillets à raison de 1 sol pour chaque maillet et levier.

Enfin, il ébauchera encore 40 essieux pour lesquels il touchera 4 sols la pièce.

Le paiement sera fait la moitié par avance et le reste à proportion de la livraison dans le magasin du Roi en la ville de Thionville.

Nota: Le canon de 33 est dit canon de France, c'était une pièce de place.

Les calibres correspondaient alors, non à un diamètre, mais au poids du boulet qui s'exprimait en livre (i livre valant un peu moins de 500 g)

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Thionville-histoire-locale

Publié le par Michel Persin

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